L’ironie de la finance !
Ces dernières années, la direction de la RATP et le gouvernement ont essayé de justifier la casse de notre système de retraite, son « adossement » au régime général puis la remise en cause de ses dispositions, au nom des nouvelles normes comptables « européennes » IFRS.
Ces normes, estimant la valeur d’une entreprise à l’aune des critères des marchés financiers spéculatifs, n’auraient pas admis la prise en compte le « coût » des retraites des agents de la RATP. Nous n’avions pas manqué de dénoncer combien ses normes, comme le démantèlement de notre statut, visaient expressément la privatisation de l’entreprise, à fixer un prix « cadeau », dénué de toute responsabilité de service public ou social, auquel le pouvoir espère la livrer au privé.
Voilà que maintenant, ironie de la « crise financière », l’Union européenne et les grandes banques contestent les normes comptables qu’elles ont elles-mêmes établies parce qu’elles précipitent, avec la chute des bourses, les faillites des organismes financiers. La Commission européenne s’apprêtent à les réviser. Quel aveu !
Ce prétexte, que certains présentaient comme une disposition purement « technique », finit de tomber. Raison de plus pour continuer à défendre, dans le mouvement général de développement des luttes, nos retraites, notre statut, notre entreprise nationalisée.
A commencer par refuser l’instauration d’un double statut pour les ouvriers et les machinistes dès le 1er janvier 2009.
Sarkozy veut utiliser la crise financière pour aggraver la politique qui l’alimente et ruine le pays. D’autres, à « gauche », se tiennent cois et attendent 2012. Communistes, nous sommes renforcés dans notre bataille contre le capitalisme et les politiques destructrices à son service.
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