La « traverse », nouveau minibus dans le 15ème: La municipalité de Paris choisit le privé contre la RATP...

Publié le par Collectif PCF RATP Bus

La « traverse », nouveau minibus dans le 15ème:

La municipalité de Paris choisit le privé contre la RATP...


131206_traverse_bus.pngUn nouveau service de minibus, la « Traverse », a été inauguré le 16 octobre dans le sud du 15ème. Il relie plusieurs stations de différentes lignes de métro et de bus avec le centre de l’arrondissement. On aimerait pouvoir se féliciter de cette innovation. Le remplacement des bus PC par le tramway a en effet entraîné la suppression de la moitié des arrêts pénalisant particulièrement la population la moins mobile. Nous l’avions dénoncé. Les nouveaux minibus corrigent la dégradation des conditions locales de transport.

Mais voilà que la Ville de Paris a fait le choix d’attribuer l’exploitation de cette nouvelle ligne à un groupe privé, B.E. Green, contre la RATP. L’arbitrage, après « appel d’offres », est techniquement absurde. Comme les décideurs ne peuvent le nier eux-mêmes, la RATP avec son dépôt de Croix-Nivert dans l’arrondissement propose la meilleure organisation de l’exploitation et de la maintenance pour le meilleur service rendu. C’est incontestable. La « Traverse » s’arrête aux abords mêmes du dépôt (alors que la Ville finance un abri Porte de la Plaine)!

Mais le service public d’entreprise publique, ce n’est pas l’orientation idéologique de la municipalité de « gauche ».

Le gouvernement de « gauche » choisit avec la réforme ferroviaire d’accélérer le processus de mise  en concurrence du rail tout en continuant celui des transports urbains. Jean-Paul Huchon et son équipe de « gauche » à la tête du Conseil régional font ouvertement le choix de la concurrence contre les agents de la RATP. La municipalité de « gauche » à Paris n’entend pas être en reste.

Au cœur du réseau historique de la RATP, elle veut ouvrir la voie au privé et au dumping social. B.E. Green, filiale des autocars Dominique, ne présente qu’un « avantage » pour elle : des salaires et des conditions sociales dégradées qui permettent (de promettre) un coût moins élevé. Les media vantent la « brèche dans le monopole public ».

Comme si les conditions de travail, le statut n’étaient pas des facteurs déterminants dans la supériorité technique et organisationnelle de l’offre publique de la RATP !

La direction de la Régie cache à peine sa satisfaction devant le choix de sa tutelle : cela va lui permettre de mettre encore davantage la pression sur les agents et notamment ceux de Croix-Nivert.

Problème, avec leurs organisations syndicales revendicatives, ils ont compris le calcul depuis le départ. Le 6 juin, ils ont fait grève à 55% contre l’allongement des temps de conduite et la remise en cause des repos. D’autres mouvements sont annoncés en novembre.

Communistes, nous les soutenons. C’est par la lutte, à chaque niveau, que les choix français et européens de privatisation peuvent être mis en échec.

Nous dénonçons le choix du privé pour le minibus du Sud-15ème, appelons à contester l’attribution de l’exploitation, à gagner pour les conducteurs et agents d’entretien des nouveaux minibus leur intégration au statut RATP. Nous dénonçons l’application des procédures d’appel d’offres. Le monopole public, c’est le choix du service public ! La lutte ne fait que commencer!

 

 

 

 

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