Position commune sur la « représentativité syndicale » : grave étape d’un syndicalisme de lutte vers un syndicalisme de compromis

Par Stéphane Auriol, militant syndical à la RATP, membre du CN du PCF

Voilà  des années que le patronat et les gouvernements nous rabattent les oreilles sur le « dialogue social », l’essor de la « démocratie sociale ». La réalité tranche avec ces envolées : licenciements, délocalisations, blocage des salaires, démantèlement des service public, du statut des fonctionnaires…

Aujourd’hui Sarkozy se réjouit que « le dialogue social n’a jamais été aussi dense ni aussi constructif en France qu’au cours des derniers mois » et se félicite de la « position commune » sur la « représentativité, le développement du dialogue social et le financement du syndicalisme », adoptée le 9 avril par des représentants syndicaux et patronaux.

L’enthousiasme présidentiel rejoint celui du Medef qui salue « un texte historique, innovant et équilibré ». Cette convergence ne surprend pas. De façon plus inhabituelle, elle s’étend à la CFDT et surtout à la CGT dont la direction s’apprête à ratifier majoritairement le texte.

Comment imaginer une « position commune » avec le Medef au moment où la situation exige de faire converger les luttes, la riposte des salariés du privé et du public ? Comment admettre que le Medef dicte ses conditions sur des dispositions qui ne concernent que les syndicats de salariés ?

Le texte de cette « position commune » ne doit surtout pas passer inaperçu.
Militants politiques communistes à l’entreprise, il doit retenir toute notre attention. Parce que nous sommes tous également militants syndicaux, pour la plupart à la CGT. Mais aussi à titre de militants politiques décidés à animer la lutte des classes sur le lieu de l’exploitation.

L’analyse du texte confirme l’inquiétude intuitive ! Il porte sur des aspects différents de l’activité syndicale. Mais dès le préambule, paraît l’idéologie du texte : la négation de l’affrontement de classe et du rapport d’exploitation dans l’entreprise. On y lit que syndicats et patrons s’entendent pour « développer le dialogue social au regard des évolutions actuelles de la société et de ses composantes économiques et sociales ».

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par Collectif PCF RATP Bus
Mercredi 7 mai 2008
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Travailler plus pour gagner moins et alimenter les profits financiers : NON

A la RATP aussi, les salariés sont en droit d’exiger un rattrapage salarial !

Deux séries de chiffres traduisent la réalité économique et sociale à la RATP.

D’une part, les résultats financiers rendus publics par la direction de l’entreprise début avril. Le bénéfice net du « groupe RATP » a bondi en 2007 de 128% à 112,1 millions d’euros. L’excédent d’exploitation de l’EPIC atteint 564 millions d’euros, dont 143 millions ont été prélevés pour des investissements financiers, avec le rachat des Cars Giraux et d’un réseau en Italie via la filiale RATP-développement et l’augmentation de capital de la « financière Transdev ».

D’autre part, les salaires doivent « augmenter » en 2008 de 0,5% au 1er juin, 0,5% au 1er octobre et 0,5% au 1er décembre, dans le cadre de l’accord signé en 2006 par des organisations syndicales très minoritaires. Sur les 12 mois de 2008, l’augmentation sera en moyenne de l’ordre de 0,6% et non de 1,5%, comme le prétend la direction. Entre 10 et 15 euros par mois pour la plupart d’entre nous.

Dans le même temps, l’inflation revient à des niveaux élevés : 3,2% selon l’INSEE sur les 12 derniers mois, bien davantage pour les biens de premières nécessités et les dépenses « contraintes » comme le gaz.

Dans une entreprise aussi prospère que la RATP, les salariés devraient sacrifier au moins de 2% de leur pouvoir d’achat en 2008. Au nom de quoi ? De l’augmentation de la rentabilité financière, des investissements financiers qui préparent les profits des futurs privatiseurs. La direction se flatte de « contenir les frais de personnel ». C’est tout simplement inadmissible !

Depuis 25 ans, la baisse de pouvoir d’achat des agents atteint déjà 1% par an. Ce n’est plus possible. Un agent sur cinq connaît le surendettement.

La direction n’est pas sans ignorer cette situation. Suivant les consignes de Sarkozy, elle tente de l’exploiter pour aggraver encore les conditions de travail, remettre en cause les acquis sociaux : « puisque vous gagner moins, travailler plus ».

Dans nos dépôts, à l’aide parfois d’auxiliaires syndicaux, les directions mènent une campagne insidieuse pour remettre en cause les jours de repos, qui pourraient être travaillés sur la base au départ d’un « volontariat » biaisé. Les pressions montent pour faire rentrer les agents dans le cercle vicieux de l’abandon de tous nos acquis. On mesure aussi le nombre d’emplois que la généralisation de la perte des repos provoquerait.

Retournons aux chiffres ! Les profits financiers « officiels » de l’EPIC en 2007 représentent 2000 euros par agent, 180 euros par mois. Les agents sont en droit d’exiger des augmentations de salaires qui compensent l’inflation et, bien au-delà, rattrapent la perte de pouvoir d’achat des années précédentes.

La question de la mise au niveau des salaires et des conditions de travail dans les filiales RATP de droit privé en Ile-de-France a également été posée par plusieurs luttes récentes.

Dans tout le pays, les luttes se développent contre la politique du gouvernement et les pratiques notamment salariales du Medef.

Au niveau du pays aussi, l’argent ne manque pas. Les dividendes des actionnaires des entreprises du CAC 40 ont encore monté à plus de 40 milliards d’euros pour 2007. Les 500 plus grandes fortunes atteignent 280 milliards d’euros. Le gouvernement vient de leur accorder 15 milliards de cadeaux fiscaux de plus par an.  

Salaires, retraites, emploi, formation… : les conditions existent d’une vaste convergence de l’ensemble des luttes, des salariés du privés, du public, des fonctionnaires, des lycéens…

Là se trouve aujourd’hui l’alternative politique aux choix des défenseurs de l’UE du capital.

Souvenons-nous des accords de Grenelle de 1968 et de leurs suites : 30% d’augmentation du SMIC, 12% en moyenne d’augmentation de tous les salaires, une période de 15 ans marqués par de nouvelles conquêtes sociales et démocratiques.

Communistes du collectif PCF-RATP-Bus, nous nous inscrivons pleinement dans cette perspective.

 

par Collectif PCF RATP Bus
Mercredi 7 mai 2008
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« Roule et T3 ? » Pas d’accord !

Les machinistes du T3 et leur syndicat CGT ne cessent d’alerter la direction de la RATP et la municipalité de Paris, représentée au STIF, sur les conditions de sécurité pour les voyageurs, comme pour les autres usagers de la voie publique.

Ils mettent en cause le caractère irréaliste voire irresponsable des objectifs de vitesse édictés par le STIF : augmenter la vitesse moyenne du tramway progressivement de 16 à 18 puis à 20 km/h.

Augmenter la vitesse de 2km/h sur une ligne de 7,9km représente un gain de temps pratiquement négligeable pour les voyageurs, qui n’empruntent dans leur grande majorité la ligne que sur un tronçon. Les préoccupations des directions de la RATP et du STIF sont en réalité assez éloignées de celles des usagers des transports en commun. Elles visent une à augmentation du rendement, passant par une diminution des temps de battement, l’ajout de rotations supplémentaires et une augmentation du trafic de 11 000 voyageurs par jour. Perspectives bien hasardeuses sans augmentation du nombre d’agents ni de rames.

Mais plus encore, ces directives tendent à faire du T3 une vitrine publicitaire de la RATP (et d’Alstom) dans un contexte de privatisation « rampante » et de mise en concurrence des opérateurs de transport publics et privés en France et dans le monde.

STIF et la RATP mettent ainsi en avant la recherche de la rentabilité financière au mépris de la sécurité des personnels comme des usagers.

La poursuite de tels objectifs est à très court terme incompatible avec les impératifs de sécurité les plus élémentaires. Les agents ont l’expérience du T1 en Seine Saint-Denis : les tentatives d’augmentation de la vitesse moyenne se sont soldées par de multiples accidents corporels, quelques uns mortels.

En juin dernier, ils ont mené sur ces questions une lutte d’un haut niveau, interpellant notamment les élus au Conseil du 14ème Arrondissement.

Une enquête rigoureuse, menée par la CGT Bus et l’Ugict CGT, vient de démontrer, s’il en était encore besoin, la justesse des revendications des agents du T3. Les chronométrages établis par les syndicalistes (recoupant ceux des services de la RATP) établissent formellement que le « tableau de marche » c'est-à-dire la vitesse commerciale appliquée à 18km/h, est intenable !

Les agents de la RATP, mais aussi les usagers et les riverains, tous concernés, doivent utiliser l’enquête publique sur la prolongation du T3 vers l’est parisien pour intervenir en direction de la RATP, du STIF, et des élus, pour exiger de rompre avec la logique de marchandisation du service public, pour exiger les dizaines d'embauches statutaires nécessaires à la réalisation d'un service public performant, sûr, et de qualité sur le T3 comme sur l'ensemble du réseau!

par Collectif PCF RATP Bus
Mardi 6 mai 2008
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« Rôle des syndicats », « dialogue social » : un débat politique – illustration à la RATP

La « position commune sur la représentativité syndicale », entre les organisations syndicales et patronales, fait débat, dans les syndicats comme dans le pays.

Le projet de loi en discussion au Parlement sur la remise en cause du contrat de travail anticipe et souligne son enjeu politique.

Ce projet de loi suit l’accord signé par 4 confédérations syndicales sur 5 (sauf la CGT) le 11 janvier avec le Medef. Le gouvernement s’appuie sur ces signatures pour faire passer son projet de loi. Le PS ne s’y oppose pas au prétexte de l’accord entre « partenaires sociaux ». La question de l’opportunité de négociations préalables sur une régression sociale programmée, même en vue d’en diminuer l’impact, de « limiter les dégâts »,  soulève d’autant plus d’opposition.

La « position commune » sur la représentativité syndicale porte, au-delà de ses dispositions précises que les militants syndicaux sont en train d’examiner une par une, la perspective d’un syndicalisme de cogestion, de « compromis ». Le Medef et le gouvernement se félicitent de ce changement attendu de culture syndicale. Les grandes confédérations, CGT et CFDT, vont-elles la ratifier sur la même base ? Sans doute pas.

A la RATP, sur une question d’enjeu politique majeur, l’avenir des régimes spéciaux de retraite, nous vivons directement ces débats syndicaux.

Un texte de sections syndicales CGT circule dans le syndicat et dans l’entreprise. Nous le reproduisons ci-dessous (et en lien) pour illustrer ces débats en cours.

 

Adresse aux syndicats CGT de la RATP


Le rapport de force existe toujours pour défendre notre régime de retraite et rejeter les décrets du gouvernement, à condition de rompre avec la stratégie d’accompagnement des directions de la CGT

 
Notre entreprise RATP a connu cet automne un mouvement de très grande ampleur contre la remise en cause de notre régime de retraite, comme à la SNCF et à EDF-GDF. Sur plusieurs aspects, la mobilisation a dépassé celle de 1995. La journée de grève du 18 octobre a montré l’opposition largement majoritaire de toutes les catégories de personnels.

La grève de novembre a été interrompue (22/23 du mois) à la suite de l’acceptation unilatérale par la direction confédérale de la CGT, par la voix de Bernard Thibault, par les directions fédérales et en ce qui nous concerne par la direction de l’Union CGT-RATP, de l’ouverture de négociations, entreprise par entreprise, avec les directions des entreprises et le gouvernement.

 

Sur tous les points inacceptables qui ont motivé notre lutte, le projet du gouvernement n’a pas bougé : allongement de la durée de cotisation, indexation des pensions sur les prix, instauration d’une décote. Sur ce dernier point, la sanction pour les salariés s’est encore aggravée : contrairement aux premières annonces, le mécanisme de la décote continuera à s’alourdir après 2014 pour atteindre 5% de pénalité par annuité manquante en 2019. Les décrets, censés s’appliquer au 1er juillet, prévoient déjà le passage à 41 annuités d’ici 2012.

Les « négociations » ont permis au gouvernement de désamorcer le mouvement et de faire passer intégralement son projet jusqu’à présent.

 

Les syndiqués avec leurs sections syndicales et les assemblées générales n’ont pas donné de mandat aux directions syndicales CGT pour rentrer dans les négociations. Au syndicat CGT/Bus, le principe des négociations « tripartites » avait été rejeté par la commission exécutive. La base de négociation était à l’opposé de la résolution du congrès de la CGT-Bus, adoptée le 16 octobre, comme de la position actée par l’Union CGT RATP le 24 octobre, rejetant toute remise en cause des quatre piliers fondamentaux de notre régime de retraite.

 

La stratégie d’accompagnement des syndicats et particulièrement de la CGT a fait la preuve de son incapacité à riposter à l’attaque gouvernementale comme de sa faculté de démobilisation des salariés et des syndiqués. Le choix de la recherche à tout prix de l’unité des organisations syndicales s’est à nouveau révélé contradictoire avec le rassemblement des salariés dans la lutte.

Les conditions existaient d’une autre conduite du mouvement. Il y avait toutes les raisons de continuer à défendre la revendication du refus de tout allongement de la durée de cotisation et des 37,5 annuités pour tous. Les convergences de lutte avec d’autres secteurs se développaient, mises en évidence par la manifestation du 20 novembre.

Il n’est pas possible d’aborder la période qui s’annonce de mauvais coups, dont la remise en cause de la prise en compte de la pénibilité à la RATP et le double statut, la nouvelle étape de la loi Fillon contre tous les régimes de retraite, comme les nécessaires luttes à construire sans remettre en question la stratégie appliquée par l’Union RATP et les directions de chaque syndicat.

Syndiqué CGT, je juge qu’une rupture est indispensable avec cette ligne d’accompagnement comme avec les pratiques de directions. Nous ne pouvons plus nous permettre que ce débat soit éludé.

 

J’exige de mon syndicat CGT RATP :

- De pousser l’analyse du mouvement de cet automne à tous les niveaux.

- De continuer à défendre les quatre piliers fondamentaux de notre régime de retraite

- De préparer section par section les conditions d’une reprise de l’action syndicale pour exiger l’abrogation des décrets de 2005 et 2008 et mettre en échec la suite des projets du gouvernement et de la direction de l’entreprise.

par Collectif PCF RATP Bus
Mercredi 23 avril 2008
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Des militants CGT-RATP invitent à tirer les leçons du mouvement de novembre 2007

 

Sections syndicales CGT Bus de Croix Nivert, Flandre, Charlebourg, Point-du-Jour, Saint-Maur, Thiais, CGT MRB de Croix-Nivert

Aux adhérents des syndicats CGT de la RATP


Le rapport de force existe toujours pour défendre notre régime de retraite et rejeter les décrets du gouvernement, à condition de rompre avec la stratégie d’accompagnement des directions de la CGT

Notre entreprise RATP a connu cet automne un mouvement de très grande ampleur contre la remise en cause de notre régime de retraite, comme à la SNCF et à EDF-GDF. Sur plusieurs aspects, la mobilisation a dépassé celle de 1995. La journée de grève du 18 octobre a montré l’opposition largement majoritaire de toutes les catégories de personnels.  

La grève de novembre a été interrompue (22/23 du mois) à la suite de l’acceptation unilatérale par la direction confédérale de la CGT, par la voix de Bernard Thibault, par les directions fédérales et en ce qui nous concerne par la direction de l’Union CGT-RATP, de l’ouverture de négociations, entreprise par entreprise, avec les directions des entreprises et le gouvernement.

Les agents ont aujourd’hui tous les éléments pour apprécier le résultat des négociations depuis la publication des décrets le 16 janvier.  

Sur tous les points inacceptables qui ont motivé notre lutte, le projet du gouvernement n’a pas bougé : allongement de la durée de cotisation, indexation des pensions sur les prix, instauration d’une décote. Sur ce dernier point, la sanction pour les salariés s’est encore aggravée : contrairement aux premières annonces, le mécanisme de la décote continuera à s’alourdir après 2014 pour atteindre 5% de pénalité par annuité manquante en 2019.

La question de la prise en compte de la pénibilité, notamment des départs anticipés, et de l’établissement d’un double statut a été reportée aux négociations nationales dans le secteur privé. Vu la situation dans le privé, cela signifie que le point de départ des négociations pour les agents de la RATP est la remise à plat de tous nos avantages spécifiques. Ils devraient au contraire être un point d’appui pour tirer l’ensemble vers le haut.  

Dans ces conditions, qu’on ne s’étonne pas du peu d’enthousiasme des salariés à donner « un avis pour l’avenir » en répondant à la consultation organisée par l’Union, bien qu’elle l’ai prolongée jusqu’au 15 mars. Les quelques miettes laissées par la direction de l’entreprise, « compensations » dérisoires et illusoires, ne peuvent masquer le véritable bilan des négociations.

Les « négociations » ont permis au gouvernement de désamorcer le mouvement et de faire passer intégralement son projet jusqu’à présent.

Contre la poursuite de la casse de nos statuts, contre la privatisation de la RATP, il est capital pour l’ensemble de la CGT de tirer les leçons de cet épisode.

C’est urgent. L’agenda anti-social de Sarkozy est plein dès le lendemain des élections municipales. La bataille « suspendue » pour nos retraites aurait toutes les raisons de reprendre dans la perspective de gagner. 

Les décrets sur les régimes « spéciaux » doivent être applicables au 1er juillet.

La deuxième étape de la loi Fillon de 2003, avec le passage à 41 annuités pour tous, est prévue pour le 2ème trimestre 2008. Le texte des décrets RATP et SNCF l’intègre déjà. Une nouvelle loi contre les retraites est annoncée pour l’été.

La question du double-statut va être posée à nouveau de façon imminente avec la fin des « négociations » sur la pénibilité dans le régime général. 

La privatisation rampante et l’attaque contre nos conditions de travail s’intensifient.

Parallèlement, de nouvelles attaques sont prévues contre le contrat de travail et l’assurance maladie, contre le secteur public dans toutes ses composantes.  

Comme cela a toujours été le cas, les agents de la RATP, de la SNCF, d’EDF-GDF devraient être en première ligne des luttes contre ce programme de casse social. Le pouvoir ne s’y trompe pas en multipliant les tentatives d’intimidation avec le « service minimum » ou bien les sanctions infligées aux grévistes. C’est plus que jamais la responsabilité historique de nos syndicats CGT d’organiser ce mouvement dans l’intérêt des salariés de nos entreprises.

Mais, trois mois après la grève, nous faisons le constat d’une grave crise de confiance des syndiqués CGT vis-à-vis des directions syndicales et des salariés vis-à-vis du syndicat lui-même. Certains ont le sentiment d’avoir été trahis.  

C’est très grave pour l’avenir alors que comme toujours, les militants CGT dans les sections, sur la base de ce que représente leur syndicat dans l’histoire des luttes à la RATP, ont joué le rôle déterminant dans la mobilisation, notamment lors des assemblées générales.

La question que se posent nos collègues, nos camarades, ceux qui sont le fer de lance des luttes à la RATP est celle-ci : comment les directions des organisations syndicales et singulièrement celles de la CGT ont-elles pu accepter de rentrer dans le jeu du gouvernement ? 

En acceptant des négociations, entreprise par entreprise, les directions syndicales ont renoncé à contester les dispositions générales décidées en dehors.

En acceptant de négocier dans le « cadrage » du gouvernement, les directions syndicales ont renoncé à combattre la remise en cause des quatre piliers fondamentaux de notre régime, dont la défense était l’objet de notre lutte.

En acceptant l’étalement des négociations dans le temps, en incitant à la suspension du mouvement, les directions syndicales ont ôté tout moyen de pression aux salariés.

Dans ces conditions, avec cette stratégie, le résultat des négociations était couru d’avance !

Une tout autre conduite du mouvement s’imposait ! 

Le refus des directions syndicales de s’engager dans un mouvement reconductible après le 18 octobre, laissant trois semaines au pouvoir, était déjà difficile à admettre. Tout au long de la grève, les annonces de la direction confédérale ont pris les militants à contre-pied.

Les syndiqués avec leurs sections syndicales et les assemblées générales n’ont pas donné de mandat aux directions syndicales CGT pour rentrer dans les négociations. Au syndicat CGT/Bus, le principe des négociations « tripartites » avait été rejeté par la commission exécutive. La base de négociation était à l’opposé de la résolution du congrès de la CGT-Bus, adoptée le 16 octobre, comme de la position actée par l’Union CGT RATP le 24 octobre, rejetant toute remise en cause des quatre piliers fondamentaux de notre régime de retraite. 

Des conditions objectives existaient pour déployer une stratégie de lutte avec l’objectif de faire capoter le projet de décret.

Pour qui a gardé l’expérience de novembre/décembre 95, le mouvement ne s’essoufflait pas et disposait de grandes réserves dans l’entreprise et au-delà.

Les conditions favorables à de grandes convergences de lutte avec d’autres secteurs  se développaient. Pourquoi ne pas avoir cherché à s’appuyer sur elles pour renforcer le mouvement ? 

Nous n’avons cessé de faire progresser l’idée de la nécessaire solidarité de l’unité des salariés en établissant le lien entre la casse des régimes spéciaux et la nouvelle étape du démantèlement de l’ensemble de la retraite par répartition. La revalorisation des retraites générales, de 1,1%, dramatiquement en dessous de l’inflation officielle (2,8%) a conforté notre démonstration.

Il y avait toutes les raisons de continuer à défendre la revendication du refus de tout allongement de la durée de cotisation et des 37,5 annuités pour tous. 

La campagne de propagande pour dénigrer le service public n’avait pas réussi à tourner l’opinion publique contre la grève. L’union s’est réalisée naturellement lors des manifestations massives du 20 novembre des agents de la fonction publique, y compris avec le  mouvement des universités. 

Le désaveu de la stratégie des directions s’est vérifié par la journée de grève avortée du 12 décembre.

Il n’est pas possible d’aborder la période de mauvais coups qui s’annonce et les nécessaires luttes à construire sans remettre en question, le plus largement possible dans tous nos syndicats de la RATP, la stratégie appliquée par l’Union et les directions exécutives de chaque syndicat. 

Nous ne pouvons plus nous permettre que ce débat soit éludé.

La stratégie d’accompagnement a fait la preuve de son incapacité à riposter à l’attaque gouvernementale comme de sa faculté de démobilisation des salariés et des syndiqués.

Le choix de la recherche à tout prix de l’unité des organisations syndicales s’est à nouveau révélé contradictoire avec le rassemblement des salariés dans la lutte.  

Représentant nos sections syndicales, nous jugeons qu’une rupture est indispensable avec cette ligne comme avec ces pratiques de directions.

Aussi, nous appelons tous les syndiqués CGT de la RATP à intervenir pour :

  • exiger de pousser l’analyse du mouvement de cet automne à tous les niveaux
  • pour interpeller les directions exécutives
  • pour préparer section par section les conditions d’une reprise de l’action syndicale pour mettre en échec la suite des projets du gouvernement et de la direction de l’entreprise.

La CGT RATP appartient à ses adhérents et non à ses dirigeants !

par Collectif PCF RATP Bus
Mercredi 23 avril 2008
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Individuelle ou collective, la capitalisation tue notre système solidaire de retraite par répartition !

Le Fonds de réserves des retraites a perdu 3,1 milliards de sa valeur depuis le 1er janvier.

C’est ce qu’a révélé la note interne dévoilée par le Canard Enchaîné. Avec quelques dirigeants et parlementaires communistes, nous avons dénoncé dès le départ le Fonds de réserves « pour » les retraites qui s'avère n'être rien d’autre qu’un « fonds de pension » national.

Nous en dénoncions quatre aspects :

- Le « fonds de réserves » a servi et peut toujours servir de contrepartie hypocrite au démantèlement du financement par répartition.

- Il a servi de prétexte aux privatisations dont une partie du produit lui a été affecté (avec d’autres recettes publiques et sociales détournées). On privatise (autoroutes, France Télécom, Crédit Lyonnais…) pour financer les retraites !! En matière de cynisme, il fallait le trouver.

- L’argent du Fonds, capitalisé au moins jusqu’en 2020, est dirigé vers les marchés financiers. Cette logique de placement nourrit le cancer financier de l’économie tout en faisant peser un risque sur le financement final des retraites.

- Enfin, le Fonds de réserve a été conçu comme un outil pour intégrer les représentants des salariés à la logique de capitalisation. Le fonds est en effet géré de façon « paritaire » laissant de larges responsabilités aux représentants des organisations syndicales mais avec un poids prédominant des représentants de l’Etat et du patronat.

 

Tout se vérifie. Les sommes sont effectivement confiées par voie d’appels d’offres à des sociétés financières de type « asset managers » (filiales d’AXA, Barclays et autres instituts de bienfaisance comme Morgan Stanley) qui les placent sur les marchés financiers en obligations (45%) et en actions (55%) dont une partie à l’étranger. 

La Bourse tousse depuis le scandale des subprimes : le FRR perd 10% de sa valeur !

Pourtant, les partisans du FRR, dont Beffa, PDG de Saint-Gobain, le PS, les représentants au CA du FRR des 5 centrales représentatives (dont Le Duigou pour la CGT) n’en démordent pas et certains demandent à Sarkozy depuis le début de l’année d’abonder le fonds. Leurs arguments sont inacceptables pour les défenseurs de la retraite par répartition. 

- Ils promettent au Président que les sommes placées sur les marchés spéculatifs rapporteront annuellement une « performance moyenne de 6,5% sur le long terme ». C’est entrer dans la logique des fonds de pension prédateurs qui exigent une surexploitation effrénée pour nourrir leurs taux de profits pour leurs actionnaires. La finance n’est pas créatrice de richesses, seul l’est le travail.

- Des placements « socialement responsables », sur les marchés internationaux avec une exigence de rentabilité minimale de 6,5%, c’est inimaginable. C’est normalement Mme Parisot, seule, qui développe le thème du capitalisme « éthique ».

 

La bataille des retraites sera une bataille décisive pour le monde du travail en 2008. L’échéance de la deuxième étape de la loi Fillon s’annonce après les municipales. 

Ne cédons en rien à l’idéologie dévastatrice du MEDEF!

Pour le patronat, l’objectif est clair.

- Mettre la main sur le financement solidaire des retraites, les cotisations sociales (150 milliards d’euros par an), cette part mise en commun, socialisée, de la rémunération du travail en diminuant les prestations : allongement de la durée de cotisation, droit à la retraite repoussé après 60 ans, non revalorisation des retraites même au niveau de l’inflation…

- Capter vers la finance une nouvelle part du salaire net des travailleurs incités à compenser la dégradation organisée de leur retraite par répartition.

 

Plus que jamais, les défenseurs de la retraite solidaire doivent s’opposer au « Fonds de réserve « pour » les retraites », ce qui ne veut pas dire qu’il faille laisser le gouvernement mettre la main sur les sommes existantes.

Le financement des retraites passe par l’emploi, les salaires et la fin des 30 milliards d’euros par an d’exonérations de cotisations patronales, cette part socialisée du salaire, conquise à la Libération.
par Collectif PCF RATP Bus
Mercredi 16 avril 2008
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Défense de la retraite solidaire

Gagner l'union des salariés!

Briser le consensus politique!

 

Malgré la défaite, dès le soir des élections, Fillon annonçait une accélération des contre-réformes antisociales, à commencer par la nouvelle phase du démantèlement du système solidaire de retraite par répartition. C’est une provocation !

Sarkozy et Fillon viennent pourtant de perdre l’un de leurs (faux) arguments préférés. Depuis les élections municipales et cantonales, ils ne peuvent plus se prévaloir d’une légitimité électorale, même par défaut.

Ils assènent à nouveau l’argument de la prétendue faillite de l’Etat et de la Sécurité sociale pour justifier de nouveaux sacrifices aux salariés. C’est eux-mêmes qui ont creusé les déficits du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale, en accordant 15 milliards d’euros par an de réductions d’impôts aux plus riches avec le « paquet fiscal » de l’été 2007 et en portant à 30 milliards par an les exonérations de cotisations patronales pour le bonheur des profits des entreprises du CAC 40. Rendez l’argent ! Ils se précipitent maintenant pour subtiliser le milliard d’euros d’excédents de l’Unedic obtenu en pressurant les indemnités des chômeurs.

Dans tous les secteurs, les luttes se développent et atteignent parfois un niveau inédit comme dans l’audiovisuel ou la justice. Sur quoi bute le mouvement social?

L’avenir des retraite: point de convergence des luttes.

Le défi et la priorité sont plus que jamais de construire les convergences de lutte. C’est particulièrement évident pour la défense des retraites. Le gouvernement a étudié minutieusement son calendrier. En automne, il s’attaque aux « régimes spéciaux » des salariés des entreprises publiques pour lever l’obstacle à la nouvelle étape de la loi Fillon de 2003 contre tous les salariés (41, 42 annuités). Il laisse traîner les « négociations » sur la prise en compte de la pénibilité et prépare un projet de loi pour l’été.

Dans le même temps, il tente d’éluder les revendications des retraités, qui avec 1,1% d’augmentation de leur pension, s’apprêtent à perdre encore 3% de pouvoir d’achat cette année.

Il est temps de déjouer cette entreprise de division.

Par la capacité de mobilisation des agents concernés, les références qu’ils représentent en terme de durée de cotisation, de prise en compte de la pénibilité, la bataille pour la défense des régimes spéciaux reste essentielle pour toute la lutte pour les retraites.

Le piège des négociations ouvertes au plus fort de la grève de novembre est maintenant démasqué. Elles n’ont abouti à aucune « amélioration » du projet du gouvernement mais ont servi à désamorcer le mouvement. Au contraire, les décrets RATP/SNCF, en principe applicables au 1er juillet, prévoient le passage à 41 annuités à partir de 2009.

Préparer les conditions d’une reprise du mouvement dans le secteur public est décisif pour tous. Ajoutons que l’argument de l’équité a été balayé par la révélation des montants des pensions du public, sensiblement égaux sinon inférieurs à ceux du privé.

Les objectifs du gouvernement sont clairs: permettre au Medef et à la finance de mettre la main sur les 140 milliards d’euros de financement des retraites. Continuer à démanteler la retraite par répartition permet au Medef d’obtenir de nouvelles exonérations de cotisation et en même temps de diriger vers la finance, les fonds de pension… une nouvelle part des salaires nets.

Le prétexte de la démographie tient d’autant moins que 60% des salariés faisant valoir leur droit à la retraite à 60 ans ne sont plus en activité (chômage…).

Les financements pour maintenir et reconquérir les retraites existent. Il faut rendre à la Sécurité sociale l’argent qui lui revient (voir au dos). Dans ce contexte, il n’y a aucune raison d’en rabattre sur les revendications et de rentrer dans la logique de déclin de la Sécu. C’est aussi la façon d’unir les salariés.

Refus de tout allongement de la durée de cotisation. Retour à 37,5 annuités pour tous. Pas touche à la retraite à 60 ans!

Retour dans le privé à l’indexation des pensions sur les salaires, au calcul sur les 10 meilleures années.

Augmentation du minimum contributif (pas de pension au dessous du SMIC), départs anticipés pour les travaux pénibles...

Ces propositions se heurtent à l’absence de perspective politique. Celle-ci ne peut partir, dans la période, que des luttes elles-mêmes.

Le recul électoral de la droite s’est fait en direction de l’abstention et de la gauche. Le PS est le principal gagnant en sièges de maire. Mais il s’agit d’un « vote sanction par défaut », le PS ne portant pas une alternative politique que les questions de fond. Ses parlementaires viennent de voter avec Sarkozy la ratification du nouveau traité de l’UE, rejeté par le peuple en 2005. Sur les retraites, le PS n’a pas soutenu le mouvement des agents RATP/SNCF/EDF. Il est à l’origine d’une grande partie des déductions de cotisations sociales, au nom des 35h. Il évoque régulièrement une augmentation de la CSG. Etc.

C’est bien pour cela aussi que la droite au pouvoir peut se permettre d’accélérer encore le rythme de sa politique de casse sociale. Aujourd’hui, la perspective politique est ailleurs, dans le mouvement des luttes lui-même, dans sa convergence pour mettre en échec au moins sur un point du programme de Sarkozy.

La remontée du PCF, à 8,82% aux cantonales, peut être un atout pour construire cette perspective.

par Collectif PCF RATP Bus
Dimanche 30 mars 2008
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La direction de la RATP remplace la poésie par la publicité

po-sie-ratp.jpgPierre Mongin a visiblement décidé de suivre le raisonnement de Patrick Le Lay. L’ancien patron de TF1 affirmait vendre à Coca-Cola du « temps de cerveau humain disponible ». Le PDG de la RATP ne veut pas laisser du temps de cerveau disponible du voyageur échapper à la publicité.

Depuis 15 ans, en partenariat avec plusieurs maisons d’édition dont le Temps des Cerises, la RATP avait lancé l’initiative « Poésie dans le métro ». Quelques vers, de poètes célèbres ou non, affichés en bout de rame, incitaient les passagers à la rêverie, la méditation, au voyage intellectuel, à l’évasion notamment aux heures de pointe. Pas à la consommation.

La direction de la RATP a décidé de mettre fin à cette expérience culturelle. Ses motivations ne sont pas difficiles à percevoir. La recherche du profit financier maximal en vue de la privatisation ne tolère pas qu’un espace, si réduit soit-il, lui soit soustrait.

Même réduit, l’espace poétique est un espace politique qui échappe au capitalisme.

Nous invitons les agents de la RATP, les usagers, toutes les personnes attachées à la diffusion de la poésie, à protester du ministère de la Culture, du Syndicat des transports d’Ile-de-France et de la direction de la RATP.

Cela fait partie intégrante de notre lutte pour défendre le service public.

par Collectif PCF RATP Bus
Lundi 24 mars 2008
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Elections municipales et cantonales, nous sommes aussi concernés en tant qu’agents de la RATP.

Les agents de la RATP savent à quel parti appartiennent les seuls élus venus les soutenir pendant la grève de novembre : le PCF.

Le niveau du vote communiste sera important pour affirmer l’opposition à la casse de nos acquis sociaux, à la privatisation des grands services publics à l’ensemble de la politique de Sarkozy. Le vote communiste sera presque partout possible en Ile-de-France aux élections cantonales et particulièrement important en Seine-Saint-Denis où le parti de l’alternance, le PS, partisan entre autres, de la casse de notre régime de retraite, tente un coup de force contre la présidence communiste.

Aux municipales, les configurations sont aussi diverses qu’il y a de communes. Nous appelons à voter pour les listes conduites par des communistes ou, à défaut, à exprimer le mieux possible, notamment en matière de logement et de service public, son rejet des politiques de droite.

Mais les élections cantonales et surtout municipales à Paris nous intéressent spécialement en tant qu’agents de la RATP par rapport à l’avenir de notre service public. En effet, les collectivités locales sont passées aux commandes du Syndicat des transports d’Ile-de-France, le STIF depuis le 1er juillet 2005, en application des lois de décentralisation. A côté de la Région qui désigne 50% des administrateurs, Paris en nomme un tiers et chaque conseil général est représenté par un membre au CA.

Les élections de ce mois élisent les conseillers de Paris et la moitié des conseillers généraux d’Ile-de-France en place jusqu’en 2014, autant dire dans une période où l’attaque gouvernementale, règlement européen à l’appui, contre nos services publics va s’accélérer.

Quel rôle va jouer le STIF dans cette période? Celui, prévu par les gouvernements successifs, « d’autorité de régulation » organisant la concurrence « libre et non faussée » dans les transports régionaux au moyen d’appels d’offres et de contrats avec les « prestataires »? Ou bien celui de rempart contre le processus de marchandisation pour le maintien et la consolidation des services publics ?

Les intentions de la droite ne font pas de doute. Mais depuis 2005, la « gauche » menée par le président PS de la Région Jean-Paul Huchon penche résolument et ouvertement pour la deuxième option. Il a revendiqué pour le STIF la propriété du patrimoine et des droits patrimoniaux de la RATP pour préparer la mise en concurrence, question soigneusement éludée désormais. Il a demandé que le STIF soit dégagé du circuit de financement de notre régime de retraite dans le même objectif. Il refuse d’intégrer les réseaux de grande banlieue au contrat RATP. Il a laissé la RATP confier plusieurs lignes du Noctilien à une filiale privée…

Sur tous ces sujets, on n’a pas ou pratiquement pas entendu les administrateurs désignés par la Ville de Paris et les départements.

Pendant les grèves de novembre, Huchon n’est intervenu que pour demander à la RATP d’indemniser des voyageurs « pénalisés ». Enfin, nous n’oublions pas qu’il n’a pas tenu son engagement de retirer le « service garanti », intégré aujourd’hui dans le « service minimum » auquel il ne s’est pas davantage opposé.

Le rôle du STIF et l’avenir de l’entreprise nationalisée RATP aurait dû être un enjeu important de la campagne des élections cantonales et municipales. Une amélioration de l’offre de service public et de la réponse aux besoins à Paris comme dans tous les autres départements est incompatible avec la privatisation rampante.

Demain comme hier, l’action et les luttes seront décisives pour mettre le STIF, quels que soient ses membres, devant ses responsabilités, à côté du gouvernement.

par Collectif PCF RATP Bus
Dimanche 9 mars 2008
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20 jours de grève aux Cars Perrier : l’exigence d’intégration au service publique d’entreprise publique RATP

 

Nos 200 collègues machinistes des Cars Perrier (Saint-Quentin-en-Yvelines) viennent de faire grève pendant 20 jours pour les salaires et les conditions de travail. Pour une fois, les media ont un peu parlé de ce mouvement même si c’est de façon déformante.

 

Juste auparavant en février, les salariés des Courriers d’Ile-de-France (CIF), que nous côtoyons sur une partie du réseau (Roissy – couvert aussi par le dépôt de Flandre) étaient en lutte. Il y a quelques mois, c’était ceux des Cars d’Orsay et de TVM (ex Cars Giraud).

 

Toutes ces compagnies ont trois points communs :

 

-          pratiquer une gestion entièrement tournée vers la rentabilité financière

 

-          opérer en Région Ile-de-France

 

-          être filiales privées d’entreprises nationales de service public. Les CIF appartiennent au groupe Kéolis, lui-même filiale de la SNCF. Les Cars d’Orsay appartiennent à Transdev, filiale commune de la RATP et de la Caisse des dépôts et consignations. Les Cars Perrier et TVM dépendent de « RATP-Développement ».  

 

En tant que militants syndicalistes, nous avons exprimé notre entière solidarité avec nos collègues des Cars Perrier qui subissent de plein fouet les conditions d’exploitation que la RATP et la SNCF s’efforcent de nous imposer en s’attaquant à nos statuts, nos retraites pour préparer la privatisation.

 

Mais cette situation pose aussi une question directement politique.

 

La persistance de petits opérateurs de transports privés mineurs en Ile-de-France, principalement en grande banlieue, réunis dans le réseau Optile est une anomalie remontant à la situation de 1948, date de création de la RATP. Depuis quelques années, ces entreprises sont utilisées pour préparer la mise en concurrence des réseaux historiques RATP et SNCF (et la concurrence des salariés entre eux), en premier lieu par les directions de la RATP et de la SNCF elles-mêmes à travers leurs filiales privées.

 

Plus que jamais, sont donc d’actualité les exigences :

 

-          d’extension du service public d’entreprise publique à l’ensemble de la région

 

-          de pleine intégration des filiales à l’entreprise nationale RATP et de leurs personnels sous le statut RATP.

 

La convergence des luttes contre la dégradation des conditions de travail et de rémunération, des acquis sociaux à  la RATP, pour leur amélioration dans les filiales, pour l’intégration de tous les réseaux au réseau historique RATP devrait s’imposer d’elle-même.

 

Dans cette bataille, nous nous opposons frontalement à la stratégie de la direction de notre entreprise, aux ordres du gouvernement. Mais nous ne pouvons pas dédouaner le STIF contrôlé par la majorité de « gauche » du Conseil régional, de ses responsabilités. C’est lui qui alloue les financements aux différents réseaux, lui qui choisit les opérateurs en grande banlieue.

 

Communistes conséquents de la RATP, nous jugeons sur les actes et non sur les étiquettes.

par Collectif PCF RATP Bus
Dimanche 9 mars 2008
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CONTACT/ADHESION

37,5 annuités pour tous pour un droit effectif à la retraite :

C'est possible et c'est nécessaire!

Les 32 milliards d'exonérations de cotisations sociales patronales représentent le double du "déficit" fabriqué de la Sécu!

Sarkozy et Fillon se précipitent pour tenter de casser les régimes spéciaux, avant le débat sur les retraites du régime général et la fin de "l"état de grâce":

ELEVONS LA RIPOSTE! DEVELOPPONS LES CONVERGENCES DE LUTTE!

3918 pétitions regroupées pour le maintien de notre régime de retraite et l'abrogation des décrets de décembre 2005

NOS AXES DE LUTTES
NON à la privatisation rampante de la RATP!
OUI au service public!
NON à toute tentative de réintroduction de la « Constitution » européenne en 2008.
NON à toute tentative du gouvernement français d’imposer la mise en concurrence des services publics au nom de directives ou règlements européens désavoués.

 

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