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Convergences des luttes

Lundi 9 novembre 2009

Grève massivement suivie aux RER A et B : les revendications pointent directement la politique de privatisation

 

Des emplois supprimés: du retard sur toute la ligne!

Ce 9 novembre 2009, la grève des personnels RATP des lignes A et B du RER à l’appel de leurs syndicats majoritaires (et de personnels SNCF du RER B) est massivement suivie, à plus de 85%. Elle suit plusieurs grandes mobilisations dans l’année, particulièrement sur le RER B, auxquelles les directions ont refusé de répondre sur le fond.

 

Cela ne peut plus durer. La recherche de la rentabilité financière sur le réseau historique RATP, pour, comme l’a proclamé le PDG Mongin, partir à la conquête de marchés étrangers et rentrer dans les « TOP 5 » des firmes mondiales de transport urbain, a des conséquences de plus en plus insupportables pour l’exécution du service public, les conditions de travail et de rémunération.

 

La fin de l’interconnexion RATP/SNCF à gare du Nord pour le RER B a été surtout le moyen de supprimer des personnels, des temps de pause. Pour le STIF de Huchon, elle rentre dans une logique de mise en concurrence de toute la ligne à termes.

Sur le RER B comme sur le A, les sous-effectifs se font de plus en plus lourdement sentir. D’autant que les directions tentent de supprimer les « glissements » dans les terminus. Preuve que les restructurations n’ont pas pour but d’améliorer la régularité des rames pour les usagers mais pour conséquence de la dégrader. 

Comme dans toute l’entreprise, les salaires, notamment les salaires de base, sont scandaleusement bloqués.

L’annonce par Mongin d’un bénéfice en hausse de 16% pour le 1er semestre 2009, malgré la « crise », traduit l’intensification de notre exploitation. Dans le but néfaste que Sarkozy lui a assigné.

 

La force de la mobilisation des collègues du RER est un formidable encouragement pour tous les salariés de la RATP.

Il montre, après le contrecoup de la bataille des retraites d’il y a deux ans, que les rassemblements très larges nécessaires sont possibles dans les attachements pour mettre en échec la politique de privatisation rampante, défendre et regagner les conditions du service public.

 

Le moment est particulièrement important, à la RATP et à la SNCF, avant l’examen du projet de loi sur le Grand Paris, l’entrée (soi-disant) en vigueur du règlement européen de marchandisation, la campagne des élections régionales.

Le moment est encore d’autant plus important que les mobilisations pour le service public se développent partout : à la SNCF après la grève du 20 octobre, au Pôle emploi, à France Telecom…

A l’éducation nationale, maintenant à La Poste, demain sans doute dans l’ensemble de la fonction publique, une journée nationale de grève est fixée au 24 novembre 2009. Après le développement à l’échelle du pays du mouvement contre la transformation de La Poste en SA et la marchandisation du courrier, les conditions d’un mouvement d’ensemble pour gagner, pour commencer à mettre en échec la politique du pouvoir, existent.

Objectivement ! Communistes, nous mettrons toutes nos propositions et initiatives pour y contribuer.

 

Lien vers nos précédents articles sur le RER B

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Vendredi 6 novembre 2009
Solidaires avec les cheminots !

Communiqué du Bureau Politique


Le processus de démantèlement de notre société de chemin de fer se poursuit. Après avoir scindé en 2008 la société en trois structures distinctes chapeautées par la holding  SNCB, la gestion démontre quasi au quotidien une volonté des dirigeants d’en finir avec l’entreprise publique du rail, d’en finir avec le service public.

Le fait, comme le font les dirigeants de la SNCB,  de s’en remettre à la « volonté des clients », c’est-à-dire au marché est une fumisterie qui ne trompe personne. Le projet de filialiser le transport des marchandises (le fret) n’est qu’une étape supplémentaire (sans doute qualitativement déterminante étant donné l’importance de ce secteur du transport) vers la privatisation progressive de ce service public. Cette filialisation a pour but de créer une société de droit privé afin d’ouvrir la voie à la casse sociale. Les cheminots l’ont bien compris : la suite se déclinera en dégradation du statut du cheminot, en pertes salariales, en recours de plus en plus fréquent à la sous-traitance, en dommages irrémédiables pour la sécurité des agents et des usagers,…

L’argument est toujours le même : on perd de l’argent. Mais est-ce un hasard ? Le transport par rail subit une concurrence déloyale du transport routier devenu hégémonique (+ de 80% du transport total de fret), lequel ne paie pas le coût réel et « offre » souvent des conditions de travail déplorables. Pourquoi ne pas prélever une taxe sur le transport routier afin de la réinjecter dans le rail ? Cela permettrait d’inverser la tendance et de sauver un service public. Cela réduirait l’engorgement de nos routes et, élément crucial à l’heure du combat contre le réchauffement climatique, cela ferait baisser la pollution (le train émettant beaucoup moins de CO2 que le camion à la tonne transportée).

Ce laisser-faire au nom du « libre-marché », c’est le résultat de la volonté de l’Europe ultra-libérale exprimée dans le Traité de Lisbonne, clone de feu le Traité constitutionnel rejeté par la France et les Pays-Bas mais avalisé par tous les partis francophones du gouvernement fédéral, opposition écolo comprise. Cela explique sans doute le silence assourdissant de ces partis face au drame social qui se trame à la SNCB.

C’est la raison pour laquelle le Parti Communiste exprime sa totale solidarité avec l’action de grève décidée par les cheminots ce jeudi 5 novembre.


Le Bureau Politique du Parti Communiste Wallonnie Bruxelles

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Samedi 31 octobre 2009

Le conseil national du PCF sur les régionales des 24 et 25 octobre

 

La réunion du Conseil national du PCF des 24 et 25 octobre était consacré à la préparation des élections régionales. A la majorité, le CN propose aux communistes de se présenter sous des listes du Front de gauche, si possible autonomes du PS au 1er tour, et de tout faire pour constituer des majorités de gauche dans les Régions.

L’expérience nationale, comme régionale, nous fait douter du bien fondé de cette option.

En quoi les régions gérées par la « gauche » ont-elles réellement servi à contrer les choix de la droite au pouvoir. Singulièrement sur la question des transports qui l’une de leurs principales prérogatives et où force est de constater que les régions de gauche ont préparer et accompagner la perspective de mise en concurrence des réseaux conformément aux directives européennes d’ailleurs adoptées conjointement par la droite et les socio-démocrates dans les pays de l’UE.

En quoi la poursuite de l’effacement du PCF et de ses positions avec des groupuscules aux marges du PS, dont les ex-PS du PG comme Mélenchon et leurs très petites troupes permet-il de peser plus à gauche ? On a connu déjà cette expérience en 2004 en Ile-de-France avec des listes au 1er tour du type « Front de gauche », « gauche populaire et citoyenne » dont les élus suivent exactement la politique de Huchon.

Stéphane Auriol, secrétaire de notre collectif, n’a malheureusement pas été reconduit au CN lors du congrès de décembre 2008. Notre camarade Claude Fainzang, de la fédération de Paris (section Paris 19ème) a pu aborder dans son intervention du 24 octobre plusieurs points qui nous concernent. Elle a mis en débat les positionnements de Huchon contre le service public d’entreprise publique, contre les renationalisations, ses prétentions maintenant à « dépecer la RATP de son patrimoine » pour organiser la mise en concurrence au niveau régional, contre la position des syndicats dont la CGT.

Elle n’a pas obtenu de réponse même des conseillers régionaux d’Ile-de-France présents.

Elle a également rappelé, au moment où d’autres régions font le choix de l’industrie en France (juste avant les élections et en temps de crise… mais quand même) comment Huchon a choisi en 2006 le moins-disant social et la production majoritairement dans les pays à bas coût pour le renouvellement des trains de banlieue en attribuant ce « marché du siècle » (2,7 milliards d’euros) au groupe canadien Bombardier contre Alstom. Nous étions intervenus sur cette question.

En tout état de cause, nous comptons utiliser la campagne des régionales pour mettre en avant les vraies questions de l’avenir du service public, de la RATP, entreprise nationale, la défense de son statut et de celui des agents, la (re)conquête d’un monopole public RATP/SNCF des transports d’Ile-de-France.

Une liste de rassemblement, clairement présentée par le PCF, serait évidemment beaucoup plus opportune pour porter ces positions comme en général les choix de rupture immédiats que demande le développement du mouvement social.

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Samedi 31 octobre 2009

Les recommandés de La Poste délivrés par la RATP au métro Simplon : la provocation réalisée!

 

Dans un article précédent, nous avons dénoncé l’opération conjointe des directions de La Poste et de la RATP pour s’épauler dans leur sale besogne de privatisation.

 

Distribuer des recommandés aux guichets du métro alors que la direction de la RATP supprime la vente des tickets de transports et que la direction de la Poste a fermé près de 140 guichets dans les bureaux parisiens : c’est une véritable provocation.

 

C’est bien ainsi qu’il faut interpréter le passage à l’acte à la station Simplon depuis le 26 octobre et l’acte de communication qu’il représente alors que la mobilisation pour la défense du service public de La Poste s’étend.

Pratiquement aucun habitant ne s’est inscrit pour recevoir ses recommandés au métro et très peu le feront.

 

Que vise la provoc ? A détourner l’attention de l’attaque fondamentale par une attaque outrancière, qui permet aussi de mettre en avant toutes les oppositions, même les plus modérées au nouveau projet de loi antipostale? Peut-être.

En tout cas, suivant les organisations syndicales et notamment la CGT, nous appelons encore plus fort, à partir de cet exemple de l’absurdité de la privatisation pour le service public, à la convergence des luttes, en particulier entre agents de la RATP et postiers.

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Samedi 31 octobre 2009

La grève à la SNCF du 20 octobre est un jalon dans la construction d'un mouvement plus vaste, à la SNCF d'abord, dans le service public en général. C'est ce qui ressort de l'analyse du succès de la grève sur les thèmes fondamentaux avancés par les syndicats pour l'avenir du service public. Mise en place de la concurrence au ,nom de l'UE, rachat de réseaux à l'étranger, éclatement de l'entreprise,filialisation: vraiment c'est la même politique que nous combattons à la RATP et à la SNCF.


SNCF : les grèves que les media minimisent, le plus souvent, sont les plus significatives ! (article PCF Paris 15)

Le 20 octobre 2009, les cheminots étaient appelés à la grève par trois organisations syndicales. C’était la première journée de grève nationale à la SNCF depuis un an, suivant de nombreuses luttes locales.

 

Le succès de cette grève « carrée », d’un seul jour, malgré la compromission active et le travail de sape du syndicat autonome, montre le potentiel de mobilisation des cheminots pour s’opposer à la privatisation rampante, en commençant par celle de l’activité fret.

 

La direction de l’entreprise, le gouvernement, les media à sa botte, s’en sont bien rendu compte et se sont efforcés d’en minimiser l’impact.

 

En chiffres d’abord. Après avoir reconnu 30% de grévistes, la direction a revu son chiffre à 21,7%. En réalité, 31,6% du personnel, toutes catégories confondues, a fait grève, jusqu’à 34% à 16h30.

Les media, qui nous ont habitués, même avec des taux de grévistes très inférieurs, à montrer des « usagers » excédés pour les dresser contre les cheminots, ont choisi cette fois, de mettre l’accent sur le niveau de trafic maintenu malgré la grève.

Alors qu’avec le « service minimum », et l’obligation scandaleuse de se signaler 48 heures auparavant, la direction connaissait exactement les conséquences du mouvement, elle a feint de constater un meilleur niveau de circulation que prévu.

 

Nous ne pouvons y voir qu’une campagne pour démoraliser les cheminots grévistes ou non avant une éventuelle confrontation beaucoup plus dure dans les semaines et mois à venir.

 

Le mouvement du 20 octobre était en effet fort aussi de son contenu.

Au sujet du fret, il a dénoncé la casse prévisible de 6000 emplois, les effets sur l’environnement des transports par camions remplaçant les wagons isolés, complètement en contradiction avec le discours gouvernemental sur le « Grenelle de l’environnement », la privatisation en voie, le mensonge des 7 milliards d’euros d’investissements annoncés.

Il a su aussi faire le lien avec la poursuite de la privatisation rampante de toute l’entreprise, son éclatement en 5 entités, les conséquences pour les usagers (dégradation du service, tarifs…).

 

Alors que le mouvement contre le projet de loi de casse du statut de La Poste et de marchandisation du courrier se développe fortement, que des journées de lutte sont prévues, notamment dans l’Education nationale le 24 novembre, que la mobilisation s’étend dans l’industrie, le pouvoir redoute une action de grande ampleur à la SNCF (et à la RATP), un nouveau novembre/décembre 95 en 2009 !

 

Voilà pourquoi il essaie d’étouffer les conditions objectives qui existent pour le construire.

Plus que jamais, l’heure est à la convergence des luttes !

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Jeudi 15 octobre 2009

Grève des agents des transports en commun de l’agglomération rouennaise (TCAR)

 

Les agents des Transports en commun de l’agglomération rouennaise (TCAR) suivent massivement le mouvement de grève à l’appel de la CGT depuis le 15 octobre 2009. Les questions de salaires, de conditions de travail, de respect des accords concernant les amplitudes horaires et la fin des doubles services, font partie des revendications principales.

 

A Rouen, comme ailleurs, la logique de privatisation conduit à une dégradation des conditions de travail, du service et des finances des collectivités au profit, ici, de Veolia transports (environnement) auquel le syndicat d’agglomération, présidé par Laurent Fabius a confié en 1993 une « délégation de service public » en théorie pour 30 ans.

 

Nous reproduisons ci-dessous une analyse de nos jeunes camarades du Mouvement de la Jeunesse communiste de Seine-Maritime qui a recherché les chiffres de ce détournement de fonds publics.

 

Plus que jamais, ces luttes en province appellent notre solidarité et soulignent la nécessité de riposter au processus de privatisation et de défendre et reconquérir nos statuts et nos acquis, en particulier le nôtre en ce qui nous concerne à la RATP, entreprise nationale, pivot potentiel d’un service public national des transports urbains.

 

 

Qui finance les TCAR ? par le MJCF 76.

Le transport collectif est une compétence communautaire. Cela signifie que ce sont les élus de l'agglomération de Rouen qui sont chargés de prendre les décisions se rapportant au transport en commun. Cependant, l'agglomération dirigée par le PS a décidé de transférer leurs compétences, dans une délégation de service public, du transport à l'entreprise Véolia. Ceci signifie que Veolia doit se charger de la gestion du réseau de bus, et métro à la place de l'agglomération. Et elle en profite gaiement.

Veolia est une multinationale prospère qui s'est spécialisée dans le service collectif. Elle gère pour les villes et les agglomérations, l'eau, les déchets, ... et bien sur le transport. En 2007, Veolia a réalisé un chiffre d'affaire de 32 milliard d'euros (+14% dans l'année) avec un bénéfice de 927,9 millions d'euros (+22,3% dans l'année). « La branche "Transports Urbains Veolia Transport" assure la gestion des réseaux des agglomérations de Aix-les-Bains, Aix-en-Provence, Amiens, Béziers, Bordeaux, Bourges, Brive, Calais, Cannes, Chambéry, Cholet, Dieppe, Dunkerque, Le Havre, Montluçon, Nancy, Nice, Rouen, Saint-Étienne, Thonon-les-Bains, Toulon, Tulle, Villefranche-sur-Saône, Vierzon et de nombreuses villes en région Ile de France ». Ils sont comme on peut le constater présent à Rouen.

La TCAR est donc une société gérée par Veolia. Si vous allez sur son site(http://www.tcar.fr/) vous trouverez tous types d'informations, les horaires, les lignes ... Par contre, chose étonnante, vous ne trouverez rien sur le budget total et les finances exactes de l'entreprise. Vous trouverez le revenu général de la vente des titres de transport, « 17,191 millions d'euros HT ».
Et pour cause, la TCAR veut nous faire croire que sa gestion privée suffit à réaliser les 15 millions de voyage effectué en 2007.

En effet, le budget total des transports collectifs de l'agglomération de Rouen excède de loin les 17 millions d'euros rapporté par la vente des titres de transports. Elle reçoit de plus 62 millions d'euros de la taxe de versement transport, payer sur les charges salariales par les entreprises de l'agglomération. 48 millions d'euros de l'agglomération. 2 millions de l'Etat. Le public finance à hauteur de 73% la TCAR.

Et on parle toujours d'un pôle de transport privé? Non, ce sont les habitants de l'agglomération rouennaise qui finance le transport collectif. Sur son budget total on a donc une grande majorité qui provient du public, subventions ou impôts, et pourtant qui gère ce service? Le privé.

Il est tant de revenir à un service public du transport géré par les collectivités locales et notamment par l'agglomération.

 

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Lundi 12 octobre 2009

De fausses bonnes idées qui pourront se révéler très mauvaises ! Défendons sans concession notre statut d’agents de la RATP !

 

Laisser casser le statut des salariés de la RATP, ce serait tout à la fois :

un recul social inacceptable pour les agents eux-mêmes,

la perte de ce qui reste encore une référence, grâce à l’acquis de nos luttes, pour les salariés d’autres entreprises (on l’a vu avec les retraites)

le moyen de changer le statut de l’entreprise nationale RATP et de lever un obstacle à sa privatisation.

 

Aussi nous ne comprenons pas certaines propositions faites par des responsables de gauche et même des élus de notre parti.

 

Les députés du groupe de la « gauche démocratique » ont soumis au vote de l’Assemblée en septembre un amendement « visant à protéger les droits des salariés en cas de changement d’opérateur ». Incroyable ! Il faut corriger le tir !

C’est admettre la mise en concurrence du réseau RATP, la fin du lien de l’agent RATP avec l’entreprise nationale par son statut : c’est exactement ce que nous combattons.

 

D’autres proposent, toujours dans l’acceptation de la concurrence, de remplacer notre statut de personnel RATP par un statut (une convention collective ?) qui couvrirait toutes les entreprises de transport d’Ile-de-France. On a vu comment la casse du statut des agents EDF et GDF, malgré leur lutte, transformé en statut IEG (des industries électriques et gazières) avait été le moyen de la privatisation. Comment peut-on demander la même chose alors que l’on se bat justement contre toute perspective de privatisation ?

 

C’est une démarche inverse que nous devons suivre dans notre intérêt, dans l’intérêt du service public, de l’entreprise nationalisée :

défendre et reconquérir notre statut d’agent RATP.

mettre fin au double statut et aux discriminations inadmissibles pour les nouveaux embauchés depuis le 1er janvier. C’est une question cruciale pour nous tous (La direction s’acharne pour se débarrasser d’acquis comme le 1/5ème en allant jusqu’à essayer de les « racheter » le 1/5ème à certains personnels concernés). 

exiger dès à présent et gagner que les filiales RATP, actives en grande banlieue soient intégrées directement dans l’entreprise nationale et que l’on accorde à leurs salariés le statut d’agent RATP.

continuer à se battre pour un monopole public RATP/SNCF des transports urbains en Ile-de-France.

 

C’est sur ces propositions là qu’on attend le soutien de la « gauche », en vain pour l’instant du Conseil régional. Demain après les prochaines élections ?

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Mercredi 7 octobre 2009

Ni dupes de Fillon, ni dupes de Huchon. Pour l’entreprise nationale RATP et le monopole public RATP/SNCF des transports urbains d’Ile-de-France !

 

Retour sur l’amendement du 21 septembre

 

Le 21 septembre 2009, le gouvernement a fait adopter par l’Assemblée nationale une modification profonde de l’ordonnance de 1959 sur les transports de voyageurs en Ile-de-France, un texte fondamental qui encadre l’activité de la RATP.

Comme les députés de notre parti, nous ne pouvons que condamner la précipitation du gouvernement et sa méthode : faire passer une disposition d’une telle ampleur sous forme d’amendement de dernière minute.

 

L’amendement comprend deux points principaux. Il prétend adapter le cadre légal de la RATP à l’application, à partir du 3 décembre du règlement européen de marchandisation des transports de voyageurs, souvent mensongèrement OSP (organisation du service public du transport de voyageurs par chemin de fer et par route).

 

L’amendement fixe les dates jusqu’auxquelles la RATP continuera d’avoir le monopole de l’exploitation de son réseau existant, « historique ». Le gouvernement a choisi les dates les plus lointaines que prévoit le règlement : 2024 pour les dépôts bus, 2029 pour les tramways et 2039 pour le réseau souterrain, métro/RER.

L’amendement redéfinit les patrimoines respectifs de la RATP et du Syndicat des transports d’Ile-de-France, le STIF. Au STIF, le matériel roulant. A la RATP, la totalité des infrastructures dont elle a déjà la responsabilité de la gestion mais qu’elle ne possède qu’à 45%.

 

Nous savons, avec l’expérience de nos luttes des dernières années et celles de camarades d’autres services publics, combien ces questions d’aspect technique et juridique sont importantes.

 

Nous ne cessons de nous battre contre la mise en concurrence du réseau RATP actuel et pour l’extension à toute l’Ile-de-France du monopole public RATP/SNCF.

La première disposition repousse la mise en concurrence du (seul) réseau historique longtemps après les dates avancées jusqu’à présent par la direction de la RATP. C’est objectivement un peu mieux.

Mais cette disposition, nous en sommes conscients, a aussi pour but de permettre l’application dès 2010 de la concurrence sur les autres réseaux existants et sur les lignes nouvelles. C’est toujours aussi inacceptable !

 

L’exemple de la SNCF, pour ne pas parler d’EDF (séparée du RTE, Réseau de transport de l’électricité) est éloquent.

La séparation de l’exploitation et des infrastructures, attribuée par le gouvernement en 1997/8 à RFF, a conduit à accélérer la course au profit à la SNCF, à délaisser l’investissement public pourtant indispensable côté RFF.

C’est une étape modélisée du scénario français et européen de mise en concurrence et de privatisation des grands services publics de réseau : les investissements en infrastructures, coûteux et peu rentables doivent être payés par le contribuable et gérés par le « régulateur », « l’autorité » qui organise la concurrence entre les entreprises qui vont engranger, elles, les profits.

C’est pourquoi nous nous sommes toujours battus pour que l’exploitant RATP ne soit pas séparé de ses infrastructures (aussi une nécessité pour l’interopérabilité et la sécurité). Dans ce sens, la deuxième disposition de l’amendement pourrait nous convenir.

 

Nous ne sommes bien sûr pas dupes des intentions du gouvernement qu’il révèle.

Mais ne laissons pas Huchon détourner la vraie question !

 

Depuis l’adoption de l’amendement, le débat s’est emballé.

Le président PS du Conseil régional et du STIF en particulier, M. Jean-Paul Huchon, soutenu par sa majorité, par le Modem, par le Maire de Paris s’insurge que le patrimoine de la RATP n’est pas été attribué au STIF.

Il crie à spoliation de la collectivité et dénonce (pas trop tôt) une perspective de privatisation.

 

Pour nous, il n’y a pas une marchandisation « régionale » ou de « gauche » qui serait préférable à une marchandisation de droite.

Nous ne pouvons pas adhérer à la démarche de M. Huchon et à ses explications.

 

- Pas seulement parce que nous nous souvenons que, pendant la bataille pour notre régime de retraite, sa seule intervention a été de demander l’application du service minimum et le « dédommagement des clients ». Pas seulement parce qu’il avait tenu à sortir le STIF du circuit de financement de nos retraites pour faciliter la contre-réforme.

- Pas seulement parce que nous avons lu son livre (« De battre ma gauche s’est arrêtée » – 2008) dans lequel il estime qu’il n’y a plus de raison que les services publics soient effectués par des entreprises publiques ou bien que renationaliser GDF serait « revenir 25 ans en arrière ».

 

En 2004 et 2005, M. Huchon avait déjà revendiqué bruyamment la prise de possession par le STIF du patrimoine et des droits patrimoniaux de la RATP. Il avait alors clairement annoncé son objectif : avoir tous les éléments pour préparer la mise en concurrence des opérateurs, y compris sur le réseau historique de la RATP, dans la perspective du règlement européen. Lors de la réunion du CA du STIF du 5 novembre 2004, il a « contesté le fait que la RATP

bénéficie de droits exclusifs « ad vitam aeternam » pour l’exploitation des services au moment même où apparaît une perspective de mise en concurrence des lignes de transport dans le cadre d’une nouvelle réglementation européenne ».

Drôle d’attachement à la RATP !

Nous avions à ce moment sorti plusieurs tracts pour dénoncer cette participation au travail de sape du service public.

Huchon a arrêté sa campagne sur le patrimoine un peu plus tard après que les services du gouvernement l’ont assuré que le STIF acquérait automatiquement le patrimoine lors de l’application du règlement OSP.

Il est refait aujourd’hui mais ce n’est pas notre problème. Malheureusement, son raisonnement reste le même : il veut que ce soit la région qui organise la marchandisation le plus tôt possible.

 

Quant à considérer que la collectivité va être spoliée de 8 à 10 milliards d’euros, représentant la valeur des infrastructures, c’est déjà admettre que la RATP est une entreprise privée.

Drôle de façon de lutter contre la privatisation !

 

Rien dans les démonstrations de Huchon de modifie notre position, exprimée plus haut, pour l’unité infrastructures/exploitation pour l’entreprise RATP.

 

Sur un autre point toutefois, le communiqué du CA extraordinaire du STIF du 28 septembre 2009 rejoint nos préoccupations : que « la RATP assume ses missions de service public au seul bénéfice des usagers franciliens », étant entendu que nous n’acceptons pas que la RATP continue à développer une activité en dehors du service public, par exemple à l’étranger.

 

La stratégie du gouvernement se confirme et se précise :

 

Nous sommes bien conscients que s’il prolonge le monopole de la RATP sur le réseau historique et garantit l’unité infrastructure/exploitation, le gouvernement ne le fait pas pour consolider le service public assumé par l’entreprise nationale.

 

Sarkozy a laissé entendre en juin qu’il programmait le changement de statut de la RATP (pour en faire une SA) d’ici la fin du nouveau mandat du PDG Mongin. La privatisation rampante continue et nous sommes les mieux placés pour nous rendre compte de la dégradation des conditions de travail et de service.

 

L’amendement du 21 septembre révèle l’option retenue par le gouvernement, conforme à ce que proclame Mongin : faire de la RATP un acteur majeur du marché concurrentiel mondial des transports urbains (ou un allié de choix à terme pour une multinationale).

 

Pour cela, le gouvernement décide de donner du temps et un « marché protégé » à la RATP en Ile-de-France où, « opérateur historique », elle va pouvoir financièrement et techniquement disposer d’une base solide pour se développer ailleurs.

Dans les intentions du gouvernement et de la direction, le processus de privatisation va évidemment toujours s’accélérer dans le réseau historique, aux dépens des agents et des usagers, pour dégager des marges de profit.

La politique de filialisation du maximum d’activités va s’aggraver.

 

Enfin, il ne nous échappe pas que la propriété des infrastructures pourra servir à endetter considérablement la RATP sur les marchés financiers pour financer, non pas l’investissement, mais le rachat de réseaux partout dans le monde. On fera payer la dette notamment aux acteurs du réseau historique.

 

Nous ne ferons pas semblant d’être naïf et de croire que la RATP, pilotée comme en groupe privée, en vue de la privatisation, pourrait suivre un « modèle de gestion alternatif », comme la direction essaie de le vendre aux syndicats.

 

Plus que jamais, des axes précis pour défendre le service public, mettre en échec le processus de privatisation de la RATP

 

Sur le fond, nous n’avons pas d’autre choix que d’être intransigeants !

 

- Sur les statuts :

 

La RATP doit rester une entreprise nationale, à vocation régionale en Ile-de-France, ouverte à des coopérations entre entreprises publiques de transports de province voire de l’étranger. L’importance de la région Ile-de-France, 60% des déplacements urbains du pays, suffirait seule à justifier le statut d’entreprise nationale.

La RATP pourrait et devrait devenir le socle d’un service public national du transport urbain composé d’entreprises publiques, régies municipales, d’agglomération, régionales…

 

La défense du statut des personnels est non seulement un impératif social mais continue d’être un point essentiel de la bataille contre la privatisation. La question des retraites n’est toujours pas définitivement réglée (adossement). La bataille contre le double-statut, système écœurant, inacceptable par chacun de nous est primordiale.

 

- Sur la mission de service public : pour le monopole public RATP/SNCF sur l’ensemble de l’Ile-de-France !

 

Cette revendication devrait couler de source pour toute la « gauche ». Là, nous attendons de Huchon et de sa majorité qu’ils accordent à la RATP les réseaux de grande banlieue qui viennent à renouvellement, qu’ils pèsent pour que les filiales RATP soient intégrées, sous statut, au sein de la Régie, de même pour les réseaux de Transdev que le gouvernement vient de livrer à Véolia mais dont la RATP est « actionnaire ».

(A noter que nos collègues de plusieurs villes de province se battent contre la privatisation de Transdev et pour la remunicipalisation de leurs réseaux).

 

Le prétexte européen pour justifier la mise en concurrence tient moins que jamais. Le règlement « OSP » n’a aucune légitimité pour s’appliquer. On voit comment, lorsque ça les arrange, les gouvernements et l’UE se moquent de propres règles (déficits budgétaires…).

 

Dans les semaines qui viennent, les questions relatives à la RATP seront au centre de l’actualité avec :

le projet de loi sur le « Grand Paris »

l’entrée en application « officielle » du règlement européen

le début de la campagne des élections régionales

 

Dans un contexte général de développement des luttes (La Poste), autant d’occasions pour stopper la privatisation de la RATP, inverser le processus, défendre et reconquérir notre service public d’entreprise nationale !

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Jeudi 1 octobre 2009

SOLIDARITE totale avec nos collègues en grève des TCL, Transports en commun lyonnais !

 

Les agents des Transports en commun lyonnais, les TCL, poursuivent la grève engagée depuis le 24 septembre à l’appel de leurs organisations syndicales.

 

Ils le font avec d’autant plus de détermination que la direction de l’entreprise et les élus politiques responsables rejettent en bloc toutes les revendications et font le choix de l’intimidation, de la provocation et de la diffamation contre les grévistes.

Certains vont scandaleusement jusqu’à insinuer que l’incendie d’un dépôt d’autobus pourrait être lié à eux, sans parler de la campagne de haine dans la presse.

 

Rappelons l’origine du mouvement :

Les élus de l’agglomération lyonnaise et du département du Rhône ont choisi en 2004 de « déléguer le service public » des transports lyonnais à la société de droit privé, Kéolis, filiale de la SNCF.  

En juin 2008, la direction de Keolis a décidé de « remettre à plat » l’ensemble des acquis sociaux en dénonçant globalement tous les nombreux accords d’entreprise parfois vieux de 70 ans. Elle a appelé cela « la modernisation sociale ».

Les prétendues négociations engagées ont vite confirmé qu’il ne s’agissait pour la direction et ses commanditaires que de diminuer globalement les salaires et de dégrader les conditions de travail pour augmenter les profits de la société. Remise en cause des horaires, de primes, des dates de congés,… au total, l’entreprise escompte majorer ses profits de 8 millions d’euros sur le dos des 4300 salariés, c'est-à-dire en moyenne par an et par salarié 1860 euros !

Dans le cadre d’une première grève en avril 2009, les salariés avec leurs syndicats avaient déjà dénoncé la volonté de blocage de la direction.

 

Il s’agit aussi pour le patronat de la région lyonnaise et les élus qui servent ses intérêts, dont le sénateur-maire PS de Lyon, Gérard Collomb1, de casser le potentiel de résistance des salariés et des syndiqués des TCL, exemple et point d’appui pour l’ensemble des salariés des autres entreprises.

 

La lutte des agents des TCL nous concerne aussi, nous, agents de la RATP.

Partant de situations locales historiquement différentes, nous sommes confrontés à la même volonté des dirigeants politiques nationaux et locaux de livrer les transports urbains à quelques grands groupes privés, aux dépens des usagers, des salariés, de l’aménagement des agglomérations.

Cet été, le gouvernement et la Caisse des dépôts et consignations ont annoncé qu’ils cédaient le contrôle du groupe Transdev à Veolia-transports. Keolis, pourtant filiale de la SNCF, est dégagée de plus en plus du secteur public et cherche un partenaire « européen ».

Quant à la RATP, le Président de la République a commencé à évoquer, cet été aussi, son changement de statut dans un processus de privatisation que nous combattons, pendant que le Conseil régional d’Ile-de-France souhaite accélérer la mise en concurrence de nos réseaux historiques.

 

Face à cette logique de marchandisation et de privatisation, la convergence de nos luttes est décisive vers un service public national des transports urbains regroupant l’entreprise nationale RATP et des entreprises publiques locales, régies d’agglomération.

La victoire, ces dernières années, des collègues de la RTM à Marseille contre le contrôle du nouveau tramway par Véolia et la remise en cause du statut de régie a constitué un jalon encourageant dans notre lutte commune.

 

Nous soutenons pleinement tous ceux qui se battent à Lyon pour la fin de la soi-disant « délégation de service public » et le retour des TCL en régie directe du syndicat d’agglomération Sytral.

 

D’ici là, nous apportons notre entière solidarité comme salariés, comme salariés des transports, comme citoyens tout court à la lutte de nos collègues des Transports en commun lyonnais.

 

Le Collectif PCF-RATP-BUS, le 1er octobre 2009,

 

Contact : stephane.auriol@laposte.net

 

 

 

1- Nous n’admettons pas l’attitude anti-gréviste des élus quelle que soit leur étiquette. En avril, le député maire PCF de Vénissieux, André Gerin, a eu l’indécence de se répandre dans la presse pour dénoncer la grève qu’il a qualifiée de « mauvais goût » des TCL. Le même se vante de ses excellentes relations avec le patronat local, la chambre de commerce et l’UIMM : c’est lamentable mais cela n’engage pas les communistes.

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Dimanche 27 septembre 2009

Nous faisons entièrement nôtre la pétition nationale (en lien et ci-dessous) pour le retrait du projet de loi du gouvernement visant à transformer la Poste en société anonyme et à imposer la mise en concurrence intégrale de la distribution du courrier.

 

Agents de la RATP, cette lutte nous concerne dans tous ses aspects.

 

D’abord comme tous les autres usagers. Mais aussi parce que la défense de notre service public national est étroitement parallèle à celle de celui de La Poste (comme de la SNCF, de l’EDF…).

 

De la même façon, la transposition, là d’une directive européenne, pour nous d’un « règlement » européen, destinés à livrer nos activités au marché privé, sert de prétexte et de moyen aux gouvernements pour avancer le processus de privatisation.

 

De la même façon, le pouvoir, par la voix de Sarkozy en juin, a assigné à notre PDG Mongin la mission d’ici la fin de son nouveau mandat de changer le statut de la RATP, comme la Poste, probablement en société anonyme.

 

Dégradation des conditions de travail et de rémunération, baisse de la qualité du service rendu, sous-effectifs et suppressions d’emplois : les réalités vécues par les salariés sont aussi les mêmes à La Poste et à la RATP, dans le cadre du même processus.

 

Plus que jamais, nous avons intérêt à ce que nos résistances convergent, continuent à ralentir le processus de privatisation et enfin commencent à l’inverser !

 

Postiers, agents de la RATP : même combat !

 

 

 

PETITION: arrêtons la privatisation de LA POSTE!

NON à l’application des directives européennes de marchandisation!

NON à la casse du statut public de La Poste!

 

RETRAIT DU PROJET DE LOI LAGARDE!

 

En qualité d’usager, de postier, d’élu, je demande au Président de la République et au gouvernement:

 

Le retrait immédiat du projet de loi relatif à « l’entreprise La Poste et aux activités postales » soumis en « urgence » au Parlement par la ministre Christine Lagarde visant d’une part à transposer la 3ème directive européenne de mise en concurrence de la distribution du courrier, d’autre part à supprimer le statut public de La Poste pour en faire une société anonyme, ouvrant la voie à une privatisation de son capital.

 

Il faut mettre un coup d’arrêt au processus de privatisation de La Poste engagé par les gouvernements successifs depuis 20 ans, à la remise en cause des principes du service public répondant à l’intérêt général : égalité d’accès pour tous aux mêmes services, qualité du service rendu, péréquation tarifaire et absence de logique lucrative.

 

Je demande:

 

- le maintien de l’ensemble des bureaux de poste du pays, la réouverture des bureaux transformés en « agences postales », des guichets supprimés dans les bureaux « restructurés ». Assez de queues ! La Poste doit continuer à jouer son rôle dans l’aménagement du territoire contre le processus de désertification économique de régions entières.

 

- le respect de la distribution du courrier à J+1 (le lendemain avec un dépôt au moins jusqu’à 19H00), de la distribution des recommandés à domicile, ce qui implique le maintien de tous les centres de tri et l’augmentation du nombre de tournées de distribution.

 

- l’arrêt du plan de suppression de dizaines de milliers d’emploi d’ici 2012 mais au contraire l’embauche des milliers de personnels sous statut de fonctionnaire nécessaires à la préservation et à l’amélioration du service, dans l’immédiat à la titularisation de tous les CDD.

 

- que la Poste, à l’opposé des banques privées, continue à offrir à tous sans discrimination, les services financiers indispensables à la vie de tous les jours (chéquier, carte de retrait, tout simplement un compte…), qu’elle pratique une politique tarifaire s’opposant à l’inflation des prestations des banques, que les dépôts et fonds d’épargne collectés par la Banque postale servent exclusivement au financement des priorités nationales: logement, équipements publics, hôpitaux... et n’alimentent pas les marchés financiers.

 

Pour cela j’estime nécessaire d’inverser le processus de privatisation et je me prononce  :

 

- Pour le maintien et la reconquête du monopole public postal, pour le rejet de l’application des directives européennes qui détruisent les services publics dans tous les pays. Elles n’ont aucune légitimité.

 

- Pour que la Banque postale, la seule qui ait encore échappé à la spéculation et à la « crise financière » soit réintégrée dans l’Etablissement public de La Poste.

 

Pour le retrait du projet de loi Lagarde, pour la défense et la reconquête du service public national de La Poste, je signe

 

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Matricule :

 

Renvoyer à Collectif PCF-RATP-BUS, pcf-ratp-bus@laposte.net

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