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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 17:18

SARKOZY EST BATTU ! ET MAINTENANT ???

 

Nous le disons depuis l’ouverture de la campagne électorale : nous n’avons rien à attendre des élections présidentielles de 2012 !

 

Les résultats du premier tour et notamment le score du FN, montre bien que les différents partis n’ont pas su convaincre, il faut absolument combattre le FN sur le terrain politique en rendant une perspective au peuple.

 

Bien sûr qu’il fallait battre Sarkozy et l’extrême droite, mais pour nous communistes, la question n’est pas de choisir qui va continuer la politique au service de l’argent après mai 2012, mais comment on la combat et comment on commence à la mettre en échec.

 

Dans tous les pays d’Europe, quand un gouvernement, n’arrive plus à faire passer sa politique au service du capital, il passe la main à l’équipe de réserve, dans un sens ou dans un autre. En France, cette équipe, c’est le PS et ses satellites, nous en avons une solide expérience depuis 30 ans.

 

En Italie, le patronat a débarqué Berlusconi et c’est le gouvernement de Mario Monti, soutenu par la « gauche », qui s’applique à casser le contrat de travail, la sécurité sociale…

 

Sous l’égide de l’UE, la politique de super-austérité qui s’abat sur les pays d’Europe les uns après les autres, au nom des déficits publics et de la finance internationale, est à l’ordre du jour de la France dès les élections passées. Alors que déjà la vie est de plus en plus dure pour des millions de salariés, de retraités, de jeunes, de chômeurs.

 

Aussi les promesses électorales d’aujourd’hui n’engagent que ceux qui les croient. Mais les positions de fond ne peuvent pas toujours être masquées. Les annonces des dirigeants du PS sont inquiétantes pour l’avenir du financement de la Sécurité sociale (CSG). Le PS a voté le plan d’étranglement du peuple grec conçu par l’UE, la BCE et le FMI.

 

Il a laissé passer en 2009 le plan de renflouement des banques. En 2008, il a ratifié avec la droite, contre les Français, le Traité de Lisbonne. Fondamentalement, ses choix s’alignent sur ceux de l’UE du capital.

 

Pour nous communistes, nous ne laisserons pas de chèque en blanc au PS. D’importants défis vont se poser surtout dans le cadre de l’Europe du capital. Des choix de société s’imposent, comme pour la question des salaires, des retraites et son nombre d’annuités cotisées, le financement de la Sécu,…

 

Pour nous communistes, l’heure est à la préparation de la riposte, suivant les exemples notamment de nos camarades grecs ou portugais, avec lesquels nous affirmons totale solidarité contre la politique de l’UE, de l’euro et de la BCE. Notre priorité, c’est la lutte, la construction du rapport de force contre la politique au service du capital et du patronat.

 

Elle implique une clarté sur les questions principales :

 

Nous nous engageons pour battre la droite et de faire reculer l’extrême-droite que l’on ne doit pas laisser dévoyer la colère populaire. Ce n’est pas pour autant que nous entretiendrons d’illusions sur un changement possible de politique avec une majorité à direction social-démocrate. Nous excluons toute reproduction de l’échec, encore lourd de conséquences, de la « gauche plurielle » entre 1997 et 2002.

 

Il n’y a pas de véritable changement possible dans l’intérêt des travailleurs sans rupture avec l’Union européenne du capital.

Nous rejetons toute illusion sur une « réorientation sociale » de l’UE. Notre lutte contre le nouvel accord européen se situe dans la suite de l’opposition fondamentale du PCF au traité de Maastricht instituant l’euro.

 

Pour nous communistes, l’heure n’est pas et ne sera jamais à faire « le choix du moins pire ». Les travailleurs ont déjà donné ! Toute notre énergie est déployée pour faire grandir des positions de rupture et contribuer au développement des luttes.

 

Il parait essentiel et c’est notre rôle de communiste d’informer les salariés de la RATP que la crise n’est pas fatale, qu’il est possible de faire autrement et que l’argent existe. Leur donner une perspective politique qu’ils n’ont plus aujourd’hui, en faisant grandir des propositions de rupture fondamentales, hors de la démagogie et de la surenchère électorales des uns et des autres, entre autres la sortie de la France de l’OTAN.

 

Il y a une attente dans le monde du travail, parmi les militants syndicaux, dans le peuple, face à la violente offensive antipopulaire, l’attente d’un parti de classe et de masse, du parti que seul le PCF a été, l’attente de propositions et d’actions nationales en rupture avec le consensus de l’idéologie dominante, contre l’UE du capital et l’euro, pour des nationalisations démocratiques, pour la défense du financement solidaire de la Sécurité sociale, etc.

 

Un rapport de forces considérable existe dans le pays pour un vrai changement. Le mouvement pour les retraites, il y a un an, l’a montré par millions.

 

Concernant les retraites, François Hollande a été clair sur le fait qu’il ne reviendrait pas sur la réforme de 2010 portant l’âge de départ à 62 ans. Au contraire, le nombre d’annuités nécessaires à cotiser devrait continuer d’augmenter à 41,5 annuités, peut-être 42. En cela, il renie la parole donnée par le PS il y a 2 ans et se place dans la droite ligne de la politique de Sarkozy et de son gouvernement.

 

Nous n’oublions pas que c’est à un gouvernement socialiste que l’on doit la création de filiales privées à la RATP (dont RATP dev), premier pas vers la privatisation de notre entreprise.

 

Nous n’oublions pas non plus que c’est le STIF, géré par les socialistes, qui organise aujourd’hui la mise en concurrence des transports d’Ile-de-France et organise avec la direction de la RATP l’aggravation de nos conditions de travail.

 

Pour l’avenir, nous pensons que notre pays a besoin du PCF, de ce qu’il représente comme parti révolutionnaire dans l’histoire. Nous refusons tout projet de recomposition politique à gauche incluant notre parti dans un bloc réformiste.

 

Nos prises de position, nos actions pendant la campagne électorale ont été en cohérence, dirigées vers le développement des luttes, pour le logement, l’école, la sécurité sociale, les services publics, les salaires et l’emploi… au plan national comme à la RATP.

 

Le potentiel existe pour mettre en échec la politique au service du patronat et du capital. D’abord par la lutte.

 

Il est important de rappeler que le collectif PCF RATP a pris et prendra toute sa place politique pour développer les luttes sur toutes les questions : RATP,  nationales et aussi internationales. Notre priorité est d’impulser dans l’entreprise des propositions communistes, des actions partant du mouvement populaire.

 

L’exigence reste pleine et entière de l’élaboration, non d’un « programme partagé pour la gauche », mais d’un programme communiste, portant un projet de société face au capitalisme, le socialisme. Nous devons y contribuer, c’est notre raison d’être et c’est pour cela que le Collectif PCF RATP existe.

 

Les travailleurs, le peuple de France

vont avoir besoin des communistes !

 

Collectif PCF RATP Bus, 130 rue Castagnary, 75015 PARIS.

 

MAIL : pcf-ratp-bus@laposte.net    SITE : http://pcf-ratp-bus.over-blog.com

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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 12:29


Meilleurs vœux du Collectif PCF RATP pour 2012


120109_Auriol_RATP.jpg Au nom du Collectif PCF RATP, je vous présente tous mes vœux pour l’année 2012.
Que cette nouvelle année soit celle du développement des luttes, qui seules pourront imposer un véritable changement de société en France.
La crise du capitalisme met encore davantage en évidence la nécessité du projet de société révolutionnaire que porte le mouvement communiste.
Il parait essentiel et c’est notre rôle de communiste d’informer les salariés de la RATP que la crise n’est pas fatale, qu’il est possible de faire autrement et que l’argent existe.
Leur donner une perspective politique qu’ils n’ont plus aujourd’hui, en faisant grandir des propositions de rupture fondamentales, hors de la démagogie et de la surenchère électorales des uns et des autres.
Pour nous communistes, l’heure n’est pas et ne sera jamais à faire « le choix du moins pire ». Les travailleurs ont déjà donné ! Toute notre énergie est déployée pour faire grandir des positions de rupture et contribuer au développement des luttes.
L’exigence reste pleine et entière de l’élaboration, non d’un « programme partagé pour la gauche », mais d’un programme communiste, portant un projet de société face au capitalisme, le socialisme.
En 2012 nous continuerons d’y contribuer, c’est notre raison d’être et c’est pour cela que le Collectif PCF RATP existe.

Fraternellement,

Stéphane AURIOL

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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 12:46

Ci-dessous le tract de nos camarades de la section du PCF de Saint-Martin d'Hères (Isère)

Nous soutenons les travailleurs des VFD en Grève illimitée !

Les syndicats CGT des VFD appellent à la grève illimitée, le lundi 5 décembre 2011, pour obtenir, entre autres, une augmentation générale des salaires de 10 % ainsi que la défense des conditions de travail mises à mal depuis le passage en SEM sous le contrôle de Kéolis.


Quant au syndicat CGT de la TAG, il appelle à la grève le 13 décembre prochain, s’associant ainsi au mouvement interprofessionnel de lutte contre l’austérité, imposée aux travailleurs et à notre peuple, au nom de déficits publics que le gouvernement Sarkozy-Fillon-Medef a lui-même creusé pour sauvegarder les profits des riches préteurs capitalistes aux Etats.

 

Les syndicats CGT des VFD et de la TAG, en défendant les intérêts des travailleurs des transports et le retour à une gestion 100% publique, défendent le service public.

C’est pourquoi, les communistes de la section de Saint-Martin-d’Hères du PCF les soutiennent dans leurs actions de luttes et de grève.

 

Travailleurs, usagers même combat !

 

VFD – TAG même combat ! Le service public des transports en Isère en danger !

 

Communistes, nous Soutenons les travailleurs des transports en lutte pour le service public, leurs salaires et leurs conditions de travail.

Les emplois menacés aux VFD avec la délocalisation !!! Menace sur la TAG avec la gestion semi privée avec la SEM (société d’économie mixte) qui se profile pour 2013 !

La DSP (Délégation de service Public) a été renouvelé dans son principe par le SMTC (Syndicat Mixte des Transport en Commun) et son président M. Issindou, député maire PS de Gières.

Cela sans que la population ait pu appréhender la différence de choix entre une gestion semi privée par une SEM et une Régie (100% public). Cette décision anticipée de plusieurs mois n’est pas sans lien avec les échéances électorales de 2012.

Continuer comme cela se fait actuellement avec le démantèlement des VFD par leur délocalisation (dépôt de SMH 200 bus contre 30 bus sur St Egrève).

Le Choix délibéré du moins disant dans la gestion de plusieurs lignes qui échappent aux VFD et à la TAG. Et la poursuite des SEM pour nos transports en commun Isèrois ne peut que nous alerter sur l’avenir des transports en commun !

Une gestion des transports 100% public est indissociable d’un service public répondant aux besoins de la population de notre département et non aux appétits de profit d’entreprises obtenant, après appel d’offre, la gestion de nos transports basée sur la baisse des salaires des personnels.

La situation devient alarmante aux VFD. Depuis l’entrée de Kéolis et le passage en société d’économie mixte (SEM), le service public et les conditions de travail et de salaire se dégradent. Alors que Kéolis a ramassé 2 250 000€ en 5 ans avec les VFD.

En 2013 qui sera au capital de la TAG ? Véolia ? Un autre ?

Le retour au mode gestion en Régie est la seule solution possible Imposons le pour les transports comme cela a déjà été fait à Grenoble avec le retour en régie pour la gestion de l’eau ! Sinon, les conséquences pour les usagers seront nombreuses (SNCF voir 1) :

-  argent public et impôts pour les entreprises privées de transport ;
-  Tarifs en augmentations ;
-  dérégulation des horaires et suppression des lignes et arrêts « dit » peu rentables.

Usagers et contribuables, notre choix est fait !

Nous voulons garder le dépôt des VFD à SMH et réaliser des économies de location en transférant le siège des VFD (207.000 € de location) à SMH et en abandonnant St Egrève où il faudra payer 350.000 € de location annuelle ! De la sorte, les économies réalisées permettront d’augmenter les salaires du personnel bloqués depuis 2007.

Nous voulons un service public de qualité qui ne peut pas être assuré par des entreprises privées pratiquant le dumping social pour être le moins-disant, et obtenir les marchés de transports en commun.

Nous voulons une gestion pour la TAG et pour les VFD dans une Régie unifiée pour assurer un service public global des transports en Isère sous monopole 100% public. En régie, les agents des transports pourront être protégés par un statut garantissant sécurité d’emploi et déroulement de carrière.

Les communistes réaffirment :

- leur soutien aux travailleurs des VFD et de la TAG qui défendent leurs salaires, leurs couvertures sociales et leurs conditions de travail avec une forte demande de respect de l’argent public qui ne doit servir qu’à rendre un service public de qualité.

- leur refus de la délocalisation des VFD vers Saint-Égrève : un gâchis économique !

- la nécessité de revenir aux régies publiques tellement moins coûteuses et plus efficaces !

- que les transports en commun, VFD, TAG et SNCF ne doivent pas s’ouvrir à la concurrence libre et non faussée comme le prescrivent les directives de l’Union Européenne. Ces dernières n’ont aucune légitimité à s’appliquer en France après le 29 mai 2005 : nous avons dit NON au Traité de Constitution Européenne ! Imposons les ruptures politiques nécessaires en refusant l’application de ces directives par le rapport de force et la lutte sans attendre 2012.

(1) Ouverture à la concurrence à la SNCF : Nous dénonçons et condamnons la circulation des trains privés de voyageurs à partir de décembre 2011 sur les lignes SNCF. C’est d’ailleurs pour cela que les usagers des TER subissent des changements d’horaires et des suppressions de TER aux conséquences scandaleuses pour les usagers.

Nous appelons la population à soutenir les VFD et la TAG !

L’argent public ne doit pas servir au travers des SEM à engraisser les multinationales telles que Kéolis, Véolia et consorts.

Lire notre dernier tract concernant les VFD et la TAG :

http://www.pcf-smh.fr/VFD-TAG-meme-...

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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 12:40

Manifestations du 11 octobre : sortir le mouvement social du carcan électoral

 

Source: vivelepcf

 

111011_manif_.jpg La journée d’action, de grève et de manifestation interprofessionnelle du 11 octobre 2011 n’avait pas encore commencé que tous les commentateurs, parfois même syndicaux, décrivaient son échec, son caractère « symbolique ».

Ce n’est pas ce que nous avons vécu dans les rues. Evidemment, il y avait beaucoup moins de monde qu’il y a douze mois pour les retraites et cette défaite continue à peser très fortement. Mais dans de nombreuses villes de province comme à Paris, il y avait bien plus de monde que les « habitués » à défiler.

A la SNCF, cela se confirme, la mobilisation est forte dans ces mois où s’accélère la marche à la concurrence et à la privatisation. Les taux de grévistes, 30% en moyenne, ont pu atteindre 100% dans certains établissement (ex : le tramway T4 en Ile-de-France). Comme l’an dernier, la participation de salariés du privé a souvent été remarquée, au moment où, dans l’industrie PSA annonce 10% de suppressions d’effectifs, Arcelor ferme les derniers hauts-fourneaux lorrains, les pétroliers liquident la filière raffinerie etc.

 

L’aspiration au changement politique est immense dans le monde du travail. Beaucoup ont conscience que cela ne pourra passer qu’avec les luttes, par les luttes.

 

Mais tous est fait, du côté du pouvoir, des media, comme des organisations réformistes, pour enfermer la perspective politique dans le cadre des élections, de l’alternance en 2012. Le temps des luttes suspendrait son cours. Les manifestations ne pourraient plus avoir pour but que d’affirmer l’opposition de catégories de salariés à la politique de la droite au service du Medef et d’essayer d’influer sur le programme et la politique éventuelle d’un futur pouvoir de gauche.

 

Déjà l’an dernier, au moment du mouvement pour les retraites, l’ombre de 2012 a lourdement pesé. Le refus par les responsables syndicaux d’exiger le retrait du projet de loi Woerth, la demande « d’une autre réforme », aux contenus à définir et réalisée nécessairement par un gouvernement ultérieur, n’a pas aidé à concentrer le rapport de force, considérable, capable d’obtenir une victoire immédiate qui aurait été décisive. La personnification, par beaucoup d’acteurs, de la politique du pouvoir sur Sarkozy (« il s’obstine, il n’écoute pas, il le paiera » ou en plus grossier le démobilisateur « Casse toi pov’ con ! » du Parti de gauche) a détourné le mouvement vers l’échéance électorale. La recherche à tout prix de l’unité des organisations, y compris CFDT et PS, qui acceptent l’allongement de la durée de cotisation, a réduit les possibilités de rassemblement pour la retraite à 60 ans. Là aussi, la perspective sous-jacente, était déjà celle d’une majorité électorale en 2012.

En 2009, la très forte mobilisation pour La Poste a également été déviée vers la perspective électorale, avec l’organisation d’une « votation » pour un « référendum », renvoyant mécaniquement aux élections suivantes. Les initiateurs avaient pris soin de ne pas la faire porter sur l’application de la directive européenne de mise en concurrence du courrier pour ne pas gêner l’unité de la « gauche ».

 

Cette stratégie réformiste s’oppose à la construction, à partir des revendications dans les entreprises, de rassemblements capables d’imposer des positions de rupture, de commencer à faire reculer la politique au service du capital.

 

Communistes, ce sont précisément nos objectifs.

 

Quel contraste entre la volonté de changement exprimé dans la rue ce 11 octobre, partagée par des millions d’autres qui n’ont pas vu de perspective suffisante pour se déplacer, et simultanément le jeu politicien des primaires du PS ! Tout le battage rabat vers un « champion de la gauche » porteur du consensus libéral européen. Le PS a laissé passer le plan de renflouement des banques en 2008, vient de voter le plan européen d’étranglement du peuple grec avec l’UMP, a ratifié avec la droite le traité de Lisbonne etc.

 

Dans les mois qui viennent, malgré l’écrasement de la perspective politique avec le jeu de rôles des présidentielles, communistes, nous continuerons à construire la riposte, sur des positions de rupture fondamentales : nationalisations démocratiques, défense du financement solidaire de la sécurité sociale, rupture avec l’UE du capital et son arme, l’euro...           

 

Portons l’action et le débat sur les sujets où toute démagogie électoraliste est impossible !

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Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 17:49

Avec les cheminots, engageons la bataille du rail contre la privatisation !

 

Jeudi 16 juin 2011, les cheminots sont appelés à une manifestation nationale à Paris par leurs organisations syndicales pour la défense du service public ferroviaire.

Cette mobilisation est une étape dans la nouvelle bataille du rail qui s’engage.

 

La mise en concurrence du transport de voyageurs et la privatisation des activités de la SNCF est une priorité du pouvoir pour les toutes prochaines années, avant et après les élections de 2012.

Le processus à l’œuvre suit les exemples plus avancés, désastreux pour les salariés, les usagers et l’intérêt national, de France Télécom ou d’EDF-GDF (voir les augmentations de tarifs !).

 

L’Union européenne, le traité de Lisbonne et ses directives, servent, à nouveau, à la fois de prétextes et d’instruments à la marchandisation. Ils ont été adoptés en commun par la droite et le PS et sont appliqués de la même façon dans les pays d’Europe que les gouvernements soient de droite ou de « gauche ».

Souvenons-nous que c’est le gouvernement Jospin qui a divisé la SNCF en deux en séparant le réseau de l’exploitation et en créant RFF, Réseau ferré de France. A la collectivité, les investissements coûteux, les pertes, le « déficit », au privé à terme les activités les plus juteuses, les profits.

 

Autant dire que sur cette question politique comme sur les autres, ce qui sera décisif, c’est la mobilisation des salariés, la convergence de lutte, notamment avec les autres services publics, l’intervention des usagers.

 

Ce sera tout aussi vrai au niveau des régions, autorités organisatrices des Trains express régionaux, les TER qui pourraient être les premiers à être livrés au privé.

 

Dégradation de la qualité du service rendu, augmentation des coûts pour satisfaire les actionnaires, dégradation des conditions de travail et du statut de l’emploi : la logique de privatisation aboutit partout aux mêmes résultats.

La mise en concurrence du transport de marchandises en 2006 le confirme. Gouvernement et direction de la SNCF accélèrent le démantèlement de cette activité, abandonnent le système du « wagon isolé » qui permet aux PME/PMI de recourir au rail, encouragent le développement du transport par camion, polluant, effectués par des salariés sous-payés, bientôt aux normes sociales de l’Europe de l’est pour le plus grand profit d’entreprises qui ne paient pratiquement pas pour les infrastructures routières.

Depuis 3 ans, 2,5 millions de camions supplémentaires circulent sur les routes de France, dénonce la CGT.

La préparation de la privatisation se fait déjà largement sentir pour les voyageurs. Les tarifs, de plus en plus incompréhensibles, augmentent plus vite que l’inflation. Les retards se multiplient devant les suppressions de postes et les retards dans l’entretien des voies. Des trains sont supprimés. La direction de la SNCF annonce même le lancement de trains à horaire aléatoire !

Les gares et les guichets ferment.

La pression sur les agents s’accroît avec les suppressions d’emplois mais aussi avec la volonté des privatiseurs d’éradiquer l’esprit de service public qui anime les cheminots. Par exemple, le guichetier ne devrait plus être pour donner le meilleur renseignement mais pour vendre le plus de produits, utiles ou non.

La casse du statut, des retraites, des cheminots, est à la fois un moyen de privatiser et celui d’abaisser les normes sociales de tous les travailleurs.

 

Cette nouvelle « bataille du rail », pour défendre la nationalisation gagnée au moment du Front populaire, peut et doit devenir l’affaire de tous, salariés de la SNCF, de la RATP, de tous les services publics confrontés à la même politique, usagers, citoyens.

 

ENSEMBLE,

  • Défendons la SNCF, entreprise publique intégrée !
  • Exigeons les financements nécessaires au maintien et au développement du service public ferroviaire, aux investissements et aux embauches correspondant aux besoins du pays !
  • Refusons l’application des directives européennes de marchandisation !
  • Défendons, reconquérons le monopole public SNCF des transports ferroviaires ! 

 

Le rapport de force existe pour gagner, faire reculer la politique au service de l’argent, d’où qu’elle vienne !

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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 10:50

Zone de Texte: PCF Paris 15, 130 rue Castagnary, 75015 PARIS, Tél: 01 48 28 60 05; pcf15@wanadoo.fr - http://pcf-paris15.over-blog.com/ -

ça nous concerne aussi.

Non à  la guerre,

Arrêt de l’intervention militaire française en Libye!

 

Nicolas Sarkozy et le gouvernement ont décidé de faire intervenir les forces militaires françaises contre la Libye. Le Parlement n’a été consulté, après coup, que le 22 mars.

Avec gravité, communistes, nous condamnons ces actes de guerre, lourds de périls pour le peuple libyen, pour notre pays, pour la paix en Méditerranée et dans le monde.

Nous ne rentrerons pas dans le consensus des partis dominants de droite et de « gauche » qui acceptent de faire de notre pays le valet de l’OTAN et de l’UE, de l’impérialisme américano-européen.

Les travailleurs et les peuples de plusieurs pays du monde arabe se soulèvent contre les dictatures, pour la justice sociale. 

Voilà comment les gouvernements des Etats-Unis, des pays de l’UE et de la France réagissent :

-          En Tunisie, la ministre française des affaires étrangères proposait en janvier d’envoyer des forces de sécurité pour aider « notre ami Ben Ali » à maintenir l’ordre.

-          En Egypte, prenant les devants, le gouvernement américain a fait évincer « notre ami Moubarak » (déplacé dans une de ses résidences secondaires) pour mieux maintenir le contrôle de l’armée et des possédants sur le pays.

-          Au Barheïn, le roi tire sur les révoltés. L’armée du régime le plus obscurantiste de la région, l’Arabie Saoudite de « nos amis les rois du pétrole », envahit le petit pays. Les occidentaux se contentent d’exprimer une inquiétude.  

-          Au Yémen, « notre ami le président Saleh » fait tirer sur la foule depuis des semaines : les Etats-Unis observent et cherchent une équipe de remplacement.   

Y-a-t-il quelque chose de différent dans les motivations occidentales pour intervenir en Libye ? Absolument pas ! Les mêmes intérêts exactement sont à l’œuvre. Que ceux qui dépliaient le tapis rouge pour vendre des Rafales à Kadhafi, il y a quelques mois encore, ne nous jouent pas la partition de la solidarité entre les peuples !

La différence en Libye, c’est qu’il y a beaucoup de pétrole, que c’est un pays peu peuplé dont la population active est composée à 50% de travailleurs immigrés surexploités, exclus de la rente pétrolière.

Ces derniers jours, le gouvernement américain a hésité. Peut-on continuer à s’arranger comme avant avec Kadhafi, ou bien l’opportunité existe-t-elle de démembrer le pays, de traiter avec des partenaires plus faibles et accommodants pour les intérêts des multinationales ?

Sarkozy s’est empressé de reconnaître le « Conseil transitoire », composé d’anciens ministres de Kadhafi, de représentants de divers clans, dont les monarchistes. 

Visiblement, l’impérialisme américain a fini par opter pour la deuxième solution. Mais il a pris la précaution de laisser le soin d’agir à ses satellites britanniques et français (Sarkozy a réintégré notre pays dans le commandement militaire de l’OTAN !). Peut-être entend-il aussi préserver l’image d’Obama.

Souvenons-nous ! On n’a jamais retrouvé les armes de destruction massive au nom desquelles l’OTAN (sans la France alors !) a envahi l’Irak. Bush prétendait délivrer l’Irak de son dictateur mais se promettait en même temps de « renvoyer ce pays au Moyen-âge ». C’est fait !

Le peuple libyen, ses aspirations démocratiques, n’ont rien à gagner des frappes aériennes occidentales. Elles menacent de faire rentrer la Méditerranée, le monde arabe dans un dangereux et incontrôlable engrenage guerrier.

L’alignement sur l’impérialisme américain a déjà coûté la vie à 54 soldats français en Afghanistan où l’opération militaire grève le budget français de 700 millions d’euros par an.  Chaque missile largué par les avions français coûte 250.000 euros!

Communistes, nous recherchons les moyens les plus efficaces de mobilisation pour exprimer notre refus de l’intervention militaire française en Libye.

Pas un sou, pas un homme, pas un avion pour la guerre impérialiste !

 

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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 10:07

Monopoles publics ou concurrence et monopole privés

de: http://vivelepcf.over-blog.fr/   


« La concurrence libre et non faussée », selon le texte du Traité de Lisbonne, plutôt la « concurrence de tous contre tous », voilà l’instrument pour détruire tous les services publics. Dans le rapport de force de la Libération, grâce au PCF, de grands monopoles publics ont été conquis. En France, la notion de « nationalisation » a pris un caractère hautement progressiste, que nous avons pu placer dans une perspective socialiste. Ces conquêtes ont court-circuité le processus de concentration des oligopoles privés analysé si justement par Lénine après Marx.

Il n’était plus question de la nationalisation des pertes et de la privatisation des profits comme cela avait était le cas auparavant (ex : la nationalisation des Chemins de fer de l’ouest en 1909) ou comme on vient de le voir à la faveur de la crise de 2009 aux Etats-Unis (General Motors) ou en Grande-Bretagne (secteur bancaire). En France le gouvernement s’est bien gardé de nationaliser pour renflouer les banques. C’était bien trop risqué eu égard à cette histoire et cette réalité encore présente de l’existence d’un large secteur nationalisé monopolistique.

L’existence des monopoles publics a aussi donné un modèle économique porté par des acteurs publics dans des secteurs restés ou redevenus concurrentiels (ex : l’audiovisuel encore aujourd’hui, ou l’automobile avec Renault) et un modèle social.

La casse des monopoles publics, l’éradication de l’esprit de service public qu’ils portent est une priorité obsessionnelle pour le capital. Tous les arguments sont bons. Le processus est avancé depuis les années 80.

Doit-on considérer pour autant que la bataille est terminée, qu’il faudrait se résigner ? C’est ce que l’on comprend de discours « pro-européens » émanant même de certains dirigeants de la CGT et du PCF. Le « Service public à la française », assimilé scandaleusement à un vecteur de nationalisme, ne serait même pas compréhensible pour les autres progressistes européens nous expliquait Francis Wurtz pour faire passer l’adhésion au PGE en 2003 (!).

Membre tout à la fois de la direction de l’entreprise RATP, de la direction de la CGT RATP et de celle du PCF RATP, Michel Rizzi, écrit dans le n°2 de la « Revue du projet » : « Le monopole public, à la condition expresse qu’il soit géré de façon réellement démocratique, est certainement l’organisation la plus pertinente en termes d’efficacité. Mais supprimer la concurrence, notamment à travers une modification en profondeur des traités européens, ne peut pas être un préalable pour avancer. Un premier objectif est certainement de conserver, de conquérir ou de reconquérir un opérateur public dans chaque grand domaine concerné, tout en admettant qu’il sera nécessairement et pour une longue durée en compétition avec des sociétés privées. »

L’UE du capital et la concurrence libre et non faussée comme horizon indépassable ! On comprend le refus de certains de mener la bataille pour défendre les régimes spéciaux de retraite, le statut des entreprises publiques, son acceptation de la politique du Syndicat des transports d’Ile-de-France à direction PS, aménageant la concurrence.

Communistes, cela ne peut pas être notre position.

Le service public est attaqué comme jamais. Au 1er janvier 2011, le monopole juridique de La Poste sur le courrier de moins de 50g a été supprimé, avec une directive européenne (La « votation » de « toute la  gauche » en 2009 avait d’ailleurs refusé de mettre ce point en question). Veolia s’allie avec Trenitalia pour faire rouler, sur les mêmes voies, des trains privés de voyageurs contre la SNCF. Avec la loi NOME, EDF va livrer à prix coûtant l’électricité d’origine nucléaire financée par les usagers et la collectivité pour qu’elle soit revendue au prix fort par le privé.

Pas question d’accepter cela comme une fatalité ! Les ressorts du service public d’entreprise publique, reposant sur les monopoles publics historiques, sont toujours actuels, largement partagés, à l’heure où même la « gauche » de l’idéologie dominante se met hypocritement à vénérer le programme du CNR.

Défendre et reconquérir les monopoles publics, des nationalisations démocratiques, refuser l’application des traités, directives et autres règlements européens illégitimes est une obligation pour promouvoir l’intérêt général, la coopération internationale entre services publics et peuples face aux prétentions du capital européen et mondial.

Nous ouvrons la réflexion par plusieurs articles traitant concrètement de différents secteurs d’activité. Parce que c’est fondamental.

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Samedi 22 janvier 2011 6 22 /01 /Jan /2011 17:51

Solidarité avec le peuple tunisien

Avec la fuite du dictateur, tout ne fait que commencer.

 

Tract PCF Paris 15, PDF en lien


Les Tunisiens viennent de montrer que les peuples peuvent prendre leur destin en main. Ils viennent de mettre en fuite le « président » Ben Ali dont la dictature durait depuis 23 ans. Ils l’ont payé chèrement, notamment la jeunesse, au prix de dizaines de morts tombés sous les balles de l’appareil répressif.

 

Maintenant tout reste à faire.


La révolte s’est développée sur la base d’une situation de gâchis économique et de profonde injustice sociale. Le taux de chômage réel s’élève à 30%. La corruption et les accapareurs, dont Ben Ali était la couverture, détournent la plus grande partie des richesses du pays. La privatisation de plus de 200 sociétés nationales depuis 2008 leur a largement profité tout en affaiblissant le pays. La concentration des activités économiques sur des activités exportatrices et le tourisme de masse ne répond pas aux besoins de développement du pays et le rend vulnérable et dépendant des marchés internationaux. Les acquis de l’indépendance, notamment en matière d’éducation et de laïcité sont fragilisés.

 

Le dictateur déchu, tout reste à faire pour des changements politiques qui permettent ces changements économiques structurels. Pour l’instant, la même équipe, conduite par son fidèle premier ministre reste aux commandes. Elle a les moyens de multiplier les provocations pour essayer de faire dégénérer la situation.

 

Depuis des années, la répression écrase toute contestation populaire. Elle s’abat en premier sur les progressistes et notamment les communistes.

Les responsables des crimes d’Etat récents et plus anciens doivent être poursuivis. C’est une première exigence des progressistes tunisiens pour commencer à démanteler l’appareil policier, avec l’abrogation des lois liberticides.

Les affaires de corruption, de pots de vin, d’enrichissement illicite doivent donner lieu à des enquêtes et des condamnations dans la transparence et à réparation des préjudices de la collectivité.

L’organisation d’élections non truquées est l’autre priorité.


La poursuite de la mobilisation des travailleurs et de l’ensemble du peuple tunisien peut permettre de mettre le pays sur la voie du progrès démocratique et social.

 

Français, de multiples liens nous unissent au peuple tunisien. Dans cette période sensible, il a besoin de toute notre solidarité.

 

La position des gouvernants français est inacceptable.

Si prompts à dénoncer des résultats électoraux dans certains pays (ex : Côte d’Ivoire) à se réclamer des « Droits de l’Homme », ils sont indifférents à la fraude massive avérée depuis des décennies en Tunisie, aux arrestations arbitraires, etc.

Depuis le début de la révolte populaire, ils manifestent une complaisance pour le régime, alors même qu’un ressortissant français a été tué par la police de Ben Ali.

La ministre des affaires étrangères Alliot-Marie a dépassé toutes les limites du cynisme, le 11 janvier dernier, en réponse à une question d’un député communiste à l’Assemblée nationale. Elle a « proposé » « que le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permette de régler des situations sécuritaires de ce type » et « aux deux pays [Tunisie et Algérie] de permettre, dans le cadre de la coopération, d’agir dans ce sens, afin que le droit de manifester soit assuré de même que la sécurité ».

Il y a deux ans, un certain Dominique Strauss-Kahn avait salué la politique de privatisation et de soumission totale au marché capitaliste mondialisé du pouvoir tunisien. 

 

Vraiment, la situation en Tunisie nous regarde !

 

Communistes français, en contact avec nos camarades tunisiens, nous ferons tout ce qui nous est possible pour informer, pour renforcer le soutien avec le mouvement populaire démocratique tunisien. Le gouvernement français, la ministre des affaires étrangères doivent revoir entièrement leur position.

 

Non à la coopération des patronats et des gouvernements pour exploiter et réprimer ! Oui à la coopération des peuples pour le développement !

Amitié franco-tunisienne !

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Dimanche 26 décembre 2010 7 26 /12 /Déc /2010 18:22

La RATP veut choisir des fournisseurs privés contre EDF : quand les directions des entreprises publiques s’entraident pour marchandiser et privatiser

 

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La direction de la RATP a annoncé le 17 décembre 2010 qu’elle n’achètera plus son électricité à EDF dès le 1er janvier 2011. Elle se fournira pour 90% auprès du groupe autrichien Verbund et du groupe allemand E.ON. Le montant de ces contrats précipités mais considérables (le métro !), n’a même pas été dévoilé.

 

Cette décision, prise dans le dos du pays, par une direction nommée par le pouvoir, s’inscrit dans la politique visant à forcer l’intrusion de la concurrence et à détruire le monopole public et le service public nationalisé d’EDF.

 

Elle correspond pleinement dans l’esprit et le contenu avec la loi NOME, « Nouvelle organisation du marché de l’électricité », que le Parlement vient d’adopter définitivement.

 

Cette loi NOME prévoit que 25% de l’électricité d’origine nucléaire produite par EDF (à relativement bas coût) sera livrée aux groupes privés, à un prix légèrement supérieur au prix coûtant, pour qu’ils en situation de la revendre sur le marché, aux cours bien plus élevés du marché dérégulé.

Les futurs fournisseurs de la RATP seront parmi les premiers bénéficiaires.

 

La firme Verbund est le principal actionnaire de l’entreprise privée française Poweo dont elle vient de récupérer les quelques capacités de production. Jusqu’à présent, Poweo n’a été qu’un acteur assez insignifiant, ayant principalement un rôle de propagande politique. Demain, Poweo et les activités françaises de Verbund vont pouvoir se développer considérablement avec la loi NOME et le concours de la RATP.

 

E.ON pourra s’étendre sur le marché français de la même façon. Mais le trust allemand bénéficie déjà d’une solide tête de pont en France avec les accords conclus avec EDF au début 2010 qui lui confère d’importants « droits de tirage » sur le nucléaire français.

 

Du côté de la direction d’EDF en effet, la stratégie de marchandisation, de privatisation et de casse du service public est bien la même. La perspective est de transformer progressivement l’entreprise publique en multinationale privée.

L’accord avec E.ON développe les activités d’EDF en Allemagne où elle jouera le même rôle néfaste qu’E.ON en France.

La loi NOME va s’accompagner d’une très forte hausse des tarifs sur le dos des usagers professionnels et domestiques français dont la direction d’EDF va profiter pour financer ses investissements financiers à l’étranger.

Cette logique lucrative menace aussi l’avenir de la production en France, la capacité à répondre aux besoins, la sûreté des installations…

 

Les monopoles publics et les entreprises nationalisées, conquis, édifiés depuis la Libération, ont fait la preuve de leur efficacité économique au profit de tous. Ils conservent une cohérence, un ancrage considérables dans le pays, technologiques, politiques, sociaux, culturels.

 

Le processus de démantèlement mis en œuvre par les gouvernements successifs depuis des années se heurte à cette réalité. Les coups fourrés de ces dernières semaines en sont encore le signe. 

 

Aujourd’hui, plus que jamais, l’heure est à la résistance et à la reconquête. Unemobilisation considérable est possible sur la base de l’intérêt immédiat des usagers, du refus de l’augmentation des tarifs, de l’expérience des privatisations passées.

Il n’y a aucune raison d’accepter la fatalité de l’application directives européennes de marchandisation auxquelles se plie la grande partie de la gauche.

 

Plus que jamais, exigeons

-         le rétablissement du monopole public d’EDF sur la production, le transport et la distribution d’électricité,

-         l’abrogation de la loi NOME,

-         la renationalisation intégrale d’EDF et de GDF, la fusion des deux opérateurs publics historiques,

-         des coopérations entre services publics nationaux d’Europe et d’ailleurs.

 

Les salariés de la RATP subissent de plein fouet la dégradation de leurs conditions de travail et d’exécution du service public suivant la même logique de concurrence et de privatisation qu’à EDF. Avec les électriciens (et les gaziers), des mobilisations convergentes peuvent et doivent se construire.

RATP, EDF : solidaires contre la privatisation ! Ne laissons pas nos entreprises publiques être dévoyées pour privatiser d’autres entreprises publiques !

 

La RATP doit continuer à se fournir exclusivement chez EDF.

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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 19:32

Inquiétant recul de la CGT aux élections professionnelles à la RATP

 

Des élections professionnelles avaient lieu à la RATP le 30 novembre 2010, celles des délégués du personnel et celles des CDEP (les Comités départementaux économiques et professionnels). Les résultats des CDEP servent de base pour la reconnaissance de la représentativité des organisations syndicales.

 

Sur l’ensemble de l’entreprise RATP, la CGT obtient 33,90% et recule de 3% par rapport à 2006.

 

Le repli de la CGT profite aux syndicats réformistes : l’UNSA atteint 25,73%, progresse de 4,61%, récupérant la moitié des voix des indépendants (syndicat classé à droite) qui se sont ralliés à elle. L’UNSA a appelé – rappelons-le - à ne pas faire grève contre la loi Woerth.

CFDT et FO progressent de 1,5 point chacune atteignant un peu plus de 10%.

SUD qui a soigné son affichage de radicalité et concentré ses attaques sur la CGT fait un bond de 6,70% à 14,06%.

 

Dans le département Bus, le repli de la CGT est encore plus marqué. Elle perd 5,82%, passant de 34,32% à 28,50%.

Elle ne reste en tête qu’à quelques voix près devant l’UNSA (28,36%).

 

Dans le détail, on constate néanmoins que :

-          Les résultats sont partout nettement meilleurs aux élections des DP, marquant la confiance dans les militants CGT sur le terrain.

-          Dans quelques dépôts, à contre courant du résultat général, la CGT gagne de l’influence, comme à Point-du-Jour, Flandre ou Vitry, où les sections syndicales ont adopté des positions franches notamment pour le retrait de la loi Woerth.

 

Ce repli de la CGT est inquiétant. Alors que le processus de privatisation s’accélère, l’organisation syndicale historique, qui est quasiment à l’origine, avec l’organisation politique historique PCF, de tous les acquis sociaux et du statut d’entreprise nationale de la RATP s’affaiblit.

Ce recul se produit de surcroît au sortir de la bataille nationale pour les retraites que l’on sait.

 

Ces dernières semaines, la CGT a également chuté de 4,8% aux élections à EDF et de 2% aux élections des représentants des salariés au Conseil d’administration de La Poste.  

 

Dans plusieurs communiqués, les directions des syndicats de la RATP se satisfont que la CGT reste en tête et voient dans la baisse de la CGT une incitation à faire « mieux » dans la même voie. Au niveau confédéral CGT, on entend dire que le recul dans les « bastions du public » serait la conséquence de l’effort pour s’implanter dans le privé.

 

Au contraire, notamment à la RATP, de nombreux militants CGT remettent en cause l’orientation des directions et exigent l’ouverture d’un large débat.

 

Beaucoup de camarades syndiqués ne voient pas pourquoi la démarche vers le privé devrait (et même pourrait) se faire sur un repli dans les grandes entreprises publiques et sur des positions en retrait sur les nécessités de la lutte des classes.

 

Depuis les élections de 2006, de nombreux agents de la RATP et en premier lieu des militants CGT ont très mal vécu la lutte de 2007 contre les décrets Bertrand remettant en cause les régimes spéciaux de retraite. L’acceptation par les directions syndicales, unitairement avec les autres syndicats mais en coupure avec les militants et les agents en grève, de l’ouverture de négociations « tripartites » a court-circuité le puissant mouvement de grève. Elle a entériné l’abandon en rase campagne de toutes les principales revendications : maintien des 37,5 annuités, refus de la décote, de l’indexation des pensions sur les prix, maintien des dispositifs de prise en compte de la pénibilité.

 

Cette expérience de 2007 n’a jamais été remise en question. Elle a pesé lourdement sur la mobilisation de 2010. La CGT-RATP a appelé à la grève reconductible à partir du 11 octobre mais toujours sur un mot d’ordre de « négociation » et sans référence aux revendications de 2007. Le mouvement a été très peu suivi, sans que, d’évidence, cela ne signifie que les agents RATP ne partagent pas les préoccupations nationales.

 

La sanction électorale de la CGT a suivi de quelques semaines.

 

Militants communistes, nous sommes nécessairement très attentifs à ces débats. La défense du statut de la RATP pour tous ses salariés, la défense du service public d’entreprise publique RATP, la défense, la reconquête et l’extension du monopole public RATP/SNCF des transports d’Ile-de-France, contre le gouvernement, la Région ou la direction de l’entreprise sont plus que jamais nos axes politiques prioritaires.

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